Zanzibar Tanzanie Continentale (Tanganyika) Le Bénin Ce site actualise les ouvrages publiés aux éditions L’Harmattan (Tanzanie, Tanganyika, Zanzibar, guide pratique et Le Bénin, les hommes et leur milieu, guide pratique). Il fait le point sur les informations pratiques récoltées sur place au fil des voyages ou glanées auprès des  professionnels du voyage (hôtels, lodges, restaurants, agences de voyages, taxis, guides de chasse...). * Le guide de la Tanzanie vous conduit au Kilimandjaro et dans les parcs nationaux du Nord : Ngorongoro, Serengeti, Manyara, Tarangire  ces deux deniers dans le sillon de la Rift Valley, comme le lac Natron, au pied du volcan Ol Doinyo Lengaï, demeure du Dieu Ngaï, que vénèrent les Masaï. Nous visiterons aussi les parcs et réserves du Sud et de l’Ouest, moins connus que ceux du Nord, mais cela n’est pas sans avantages : Selous (une réserve de chasse de la taille de la Suisse), Mikumi (le parc le plus accessible de Dar es Salaam), Udzungwa (un parc pour les randonneurs, amateurs de flore exotique, primatologues, ornithologues... qui observeront quelques-unes de ses espèces endémiques), Ruaha, Katavi (à 48 h de train de Dar es Salaam), Gombe (le parc des chimpanzés, créé par Jane Goodall). Nous rencontrerons les hommes, dans la diversité de leur origine, de leur culture, de leurs arts. Au coeur du pays, ce sont essentiellement les Wanyamwezi et les Wasukuma. Ils ont vu croiser, au sud du lac Victoria, les explorateurs en quête des sources du Nil (Burton, Speke, Livingstone, Stanley) et, bien contre leur gré, les esclaves déportés de la cuvette congolaise. Je vous présenterai le miombo, une forêt sèche au couvert continu, que l’on retrouve dans tout le pays... avec les tsé-tsé, auxquelles vous résisterez comme moi. Je regrette de ne pouvoir vous transporter sur le lac Tanganyika, sur le mythique MV Liemba, mais à Kigoma, sans doute épuisé de fatigue, vous rêverez avec moi. Je vous promets cependant une excursion sur les rives du lac Nyassa (Malawi) et retour par le Tazara, le chemin de fer qui relie la copper belt zambienne au port de Dar es Salaam. Ici aussi, la Tanzanie est terre de passage, terre d’union, et l’Afrique change de visage, lentement, au rythme des bruyants bogies. Région littorale et Zanzibar, maintenant. Vous irez à Tanga et dans un parc méconnu, Saadani, puis à Bagamoyo, et à Dar es Salaam, le centre névralgique de ce pays en pleine mutation, qui cumule les atouts, à l’heure de la mondialisation. Plus au sud, fut un temps où Kilwa règnait sur la partie occidentale de l’océan Indien. Kilwa se réveille, grâce aux gisements off shore de gaz et au  décollage économique du Mozambique. Mais au sud encore, sur le plateau makonde naissait il y a bien longtemps la sculpture, comme un exercice nécessaire au dialogue avec les ancêtres et avec les Dieux, nécessaire aux rituels d’initiation... Cet art, au coeur du mythe de la création, représente  aussi les shetani, des êtres des ténèbres. La sculpture est partout en Afrique, elle est forte, colorée, patinée, elle sent, elle menace et c’est comme ça qu’elle protège. Elle est particulièrement vivante en Tanzanie chez des ethnies s’égrenant le long de l’océan, du nord au sud : Zigua, Kwere, Zaramo, Makonde. Et dans l’hinterland, chez les Nyamwezi, dont la statuaire m’a donné tant de plaisir. De même que les masques sukuma, hehe, fipa... La sculpture contemporaine s’introduit dans les galeries d’art en Europe, en Amérique ou en Chine. En Tanzanie elle est portée par George Lilanga  aujourd’hui décédé. Plus abordables : les oeuvres exposées chez les antiquaires de Mwenge, un quartier de Dar es Salaam, ou dans les boutiques de Stone Town, à Zanzibar, qui vous proposent des masques échoués au milieu de colifichets et de cartes postales. Enfin, elles ne sont naturellement pas destinées à la vente, mais les peintures rupestres de Kolo constituent une étape à ne pas manquer dans le rameau oriental de la Rift Valley. Au même titre que les sites paléontologiques d’Olduvaï et de Laetoli, tous deux liés à la famille Leakey. Les hommes ne déploient pas leurs talents dans les arts seulement, mais dans l’agriculture, le commerce, le transport, l’enseignement, les services informatiques, le tourisme, les travaux publics, la construction, les mines (or, diamant et autres pierres précieuses), l’industrie  un peu aujourd’hui et sans doute demain beaucoup plus. Zanzibar. Faites savoir que vous êtes fauché, et on vous fichera la paix. Zanzibar est l’un des creusets de la culture et de la langue swahili  celle-ci de la famille  bantou (bantu), fortement influencée par l’arabe, est, avec l’anglais, langue officielle du pays. Allez à Pemba, l’île au nord, si vous êtes amateur de plongée sous-marine, d’une certaine authenticité, de géomancie... * Bénin. La grande histoire, celle des royaumes du sud  Allada, Abomey, Porto-Novo, qui dominent le pays Adja-Fon. Deux royaumes d’origine yoruba, à la marge du Nigeria : Savè et Kétou (Ketu). Plus quelques principautés, en pays nago, qui pâtissent ou profitent des rivalités entre le Dahomey et Kétou. Plus au nord, l’histoire du Borgou conte l’avènement d’une habile cohabitation. Chaque groupe ayant sa place et sa fonction : aux préexistants l’agriculture, aux Peuls l’élevage, aux conquérants wasangari, d’origine boko, le pouvoir politique et à d’autres les échanges commerciaux, courant parfois du Sahel au golfe de Guinée (Wangara).  Partage aussi des dieux, des génies, intermariages entre lignages, construction d’un vivre ensemble. D’une identité Bariba. Pourtant la cohabitation n’est pas toujours facile. Surtout lorsque les cavaliers wasangari se taillent un royaume dans l’Atacora. Certains préexistants comme les Tanéka et les Somba, farouchement indépendants, résistent à l’élite conquérante, le fer de lance de Nikki. Quant aux Dendi, doués d’entregent, ils constituent une communauté indépendante, portant, d’ouest en est de l’Afrique occidentale, leur langue véhiculaire et leur riche culture héritée de l’empire Songhaï  ils ont établi en marge de l’Atacora rebelle, à Djougou, une ville étape, une ville de rencontre sur la route de la cola. Cette Histoire a laissé des traces, passionnantes à interprêter. Mais des traces qui s’estompent. Pourtant c’est entre Abomey et le pays bariba, à Dassa (département des Collines), dans un entre-deux où se sont fixés les Mahi, sous la poussée du Danxomè (Dahomey), que les esprits sont le plus ouverts. Savalou accueille une profusion de vodun (ou vodou, toujours en fongbe, mais orisha pour les Yorubaphones), dont certains m’ont impressionné. Dans l’ensemble du pays, le culte des ancêtre instaure un dialogue personnel avec les membres de la collectivité qui ont gagné l’au-delà et crée des obligations à leur égard. Ce culte soude la communauté familiale. Il ne va pas sans la vénération des entités spirituelles de tous degrés, et parmi les plus importantes Fa, ou Ifa chez les groupes d’origine yoruba, que l’on consulte par le truchement du bokonon (le devin, le babalawo  des Yoruba)...  Enfin, peut-être serez-vous témoins des sorties de sociétés de masques  Gèlèdè  (Guelede), Egungun, Zangbéto. Les religions traditionnelles exigent la représentation grossière de certaines entités spirituelles, comme les Lègba, qui sont essentiellement des autels  mais d’autres, comme Mami Wata, déesse des eaux, inspirent des oeuvres plus réalistes qu’un tas de terre. Tandis que dans un environnement peu sûr, compte tenu de conflits de toutes natures, et sous la menace de la sorcellerie, les bocio (bochio) sont censés protéger les concessions familiales. Cet art traditionnel inspire les créateurs contemporains, qui donnent un sens social aux masques et à leurs superstructures.  Immergez-vous en particulier à Ouidah, centre du Vodun, ville d’art, ville du souvenir de la traite... Non loin de là je vous conduirai enfin à Grand Popo, à l’embouchure du fleuve Mono et sur sa lagune, qui est plus propice à la détente. Le Bénin, et je vous souhaite de le découvrir, n’est pas dépourvu de sanctuaires animaliers, où évolue une faune sauvage variée. La chose est généralement ignorée des tours-opérateurs et voyagistes. Je vous souhaite donc la Pendjari, ses guibs harnachés et d’autres qui me tiennent eux aussi à coeur : éléphants (nombreux), hippotragues rouan (antilopes cheval ou kobs), cobes des roseaux (Redunca ou encore nagors), lions, guépards, voire lycaons... Les connaisseurs apprécieront... Pour finir, si votre intérêt porte sur le développement, je vous recommande vivement de visiter le Centre Songhaï, à Porto-Novo. Commander Tanzanie, Tanganyika, Zanzibar, 4eme édition, 2000, Editions L’Harmatan,  ou Le Bénin (5eme édition, revue et augmentée, avril 2016, Editions L’Harmatan),      cliquer ici