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Liens Bénin :Septentrion ou l'autre pays du safari
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Sud du Bénin Cotonou, Porto-Novo, Ouidah, Grand Popo...
Cette page est appelée à recevoir les éléments
d'actualisation de la troisième édition du guide
Le Bénin, disponible en librairie depuis 2005 (édition revue
et augmentée, L'Harmattan, Paris). Les numéros de pages insérés dans le
texte qui suit renvoient à cette troisième édition
de Le Bénin.
Porto-Novo et Bas Ouémé Ville du patrimoine, nouveautés sur : le Jardin
des Plantes, L'EPA
(p. 100), qui assoit et étend son activité.
Autre chose, j'apprends dans l'Autre
Quotidien que le musée Da Silva, dont je doutais de l'utilité
(p. 99), organise colloques et congrès. Faire de Porto-Novo une
capitale à part entière ? Peut-être le pendant de
Cotonou, qui est limitée dans son expansion. Surtout, se rapprocher
plus encore du Nigeria, à l'ombre duquel on peut espérer
prospérer.
(c) Bernard Passot Je n'ai pas pu, en pleine saison des pluies, faire le tour que j'espérais
dans le Bas Ouémé (p. 103). J'ajoute à la bibliographie
de la page 27, Brand, Roger, La Société Wéménu,
son dynamisme, son contrôle, approche ethno-sociologique d'une
société du Sud Bénin, Université de soutenance
: Paris 5 - 876 pages.
Cotonou La capitale économique s'invente de nouvelles activités. Après la réfection des automobiles d'occasion importées d'Europe, voilà les ferrailleurs. L'heure est à la reconversion. Le gouvernement se dit même soucieux de supprimer le commerce informel de l'essence. C'est une ritournelle. Et à qui devra-t-on s'adresser lorsque les stations service seront à sec ? Un article de presse nous apprend que l'on envisage de transformer les revendeurs en paysans exploitant les richesses de "la plus riche vallée d'Afrique, après celle du Nil" : l'Ouémé. On aurait pu y penser plus tôt...
Révision : A propos du vaste quartier Akpakpa,
auquel je ne prêtais guère d'espoir de développement
(p. 41), j'avais tout faux. Cotonou se développe de tous côtés
: outre Akpakpa, Cadjehoun (à l'ouest, près de l'aéroport),
Godomey, et la " troisième ceinture ". Quoi de neuf à Cotonou ? Le musée d'art moderne Zinsou. Des volées de marches acrobatiques m'interdisent d'y accéder. Le bâtiment ne manque pourtant pas d'ambition. Il y eut l'inévitable exposition consacrée à Romuald Hazoumé (p. 20), qui fait un peu figure d'Artiste officiel, reconnu en Europe. On ne peut ignorer Romuald Hazoumé.. Cotonou, Sud. Je vous invite à prendre la
route des Pêches. Si je cherchais à me planquer j'irais
par là-bas. Sur Togbin Plage (attention, ne vous laissez pas avoir
par les mots : ici la plage n'est surtout pas un endroit où se
baigner, tant cela est dangereux. Les piscines des quelques hôtels
sont remplies d'eau de mer. L'auberge Aularge, voilà qui
est tentant pour une contre-saison où l'on s'attaque à un
travail. Mais ça n'est pas Marienbad et c'est pas ici que vous
trouverez l'Etrangère, autant vous prévenir. Quelques kilomètres
encore, je fais la connaissance d'Helvetia et de la sympathique
maîtresse des lieux (p. 334). Sur la route des Pêches, les transactions foncières
seraient bloquées pour l'instant, puisque cet axe serait appelé
à devenir une vaste zone d'aménagement touristique - l'utopie
de la Route des Pêches ("tout inondable") : on commence
par projeter 4.000 lits, puis 2.000 seulement.... La pêche à la senne, ici comme à Grand
Popo, donne lieu à une grande agitation, surtout lorsqu'une cinquantaine
de paires de bras tirent sur le cable pour remonter le filet. Quelques
types s'agitent dans l'eau, les haleurs répondent aux coups de
sifflet… Un chant, notre "hoo hiss !" Pour ajouter au folklore,
je vous invite à observer les pirogues franchir la barre (tout
un art pour prendre la barre au moment voulu). J'étais venu voir
si je ne pourrais pas passer l'hiver ici. Une semaine, tout au plus, quoiqu'il
y ait sans doute des découvertes culturelles à faire sous
la cocoteraie de Godomey.
Ouidah. Musée.
A propos des oriki, p. 129, Pierre Verger nous dit, dans sa contribution
à Textes sacrés d'Afrique Noire (Textes choisis et
présentés par Germaine Dieterlen, préface d'Amadou
Hampâté Bâ, Gallimard, 1965) : " Les oriki et
les mlenmlen sont, respectivement pour les Yoruba du Nigeria et les Fon
du Dahomey, des séries de longs textes traditionnels. (…) L'oriki
consiste donc à situer, par une série de salutations, une
personne dans son cadre social, à rappeler ses origines et l'histoire
de sa famille. L'oriki s'emploie par extension pour les orisha, ancêtres
divins. "
Abomey On englobe généralement Abomey dans le Bénin
méridional, mais mes lecteurs savent que j'ai un problème
avec cette ville (p. 331). L'été dernier, le pare-brise
de notre voiture était caillassé. Je n'en veux à
personne, mais j'ai l'impression que cette ville est pleine de tensions
secrètes. Le marché de Bohicon (p. 169) a quelque chose
de démesuré. Je soupçonne beaucoup de frustrations
dans la population, en particulier les jeunes. Mono Heureusement, non loin de là était la route
du Mono souriant. Des pépinières de palmiers à
huile, le long de la route. Promesses de vin de palme... Sur Lokossa
: p. 339. Grand Popo. Le vent dans les filaos et les lourdes vagues sous l'alizé. Outre la sortie sur la lagune, les découvertes en tous genres (p. 152) ou les promenades sur la plage, on s'arrêtera à la Villa Karo, un centre culturel original, d'origine finoise.
Retour, au sud du lac Ahémè, j'ai l'impression que cette région là se bétonne elle aussi. Comment va réagir le lac à la montée des eaux ?
Commander "Le Bénin", le guide pratique et culturel du Bénin
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