Actualité Bénin
Cette page est appelée à recevoir les éléments
d'actualisation de la troisième édition du guide
Le Bénin, disponible en librairie depuis 2005 (édition revue
et augmentée, L'Harmattan, Paris).
Les numéros de pages insérés dans le
texte qui suit renvoient à cette troisième édition
de Le Bénin.
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"Mais si j'entre en moi-même, si je retourne mes yeux
vers l'intérieur, c'est cette force que je perçois,
ce bouillonnement d'énergie, la soupe de molécules
prêtes à s'assembler pour former un corps. Et avant
même l'instant de la conception, tout ce qui l'a précédée,
qui est dans la mémoire de l'Afrique." J.M.G. Le Clézio,
L'Africain, Mercure de France.
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Greniers, Kérou (photo : lycée agricole de Valabre)
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Attention, certaines publications, émanant parfois
des plus prestigieux organismes, confondent royaume historique de
Benin (soit Benin city, peuple Bini ou Edo, situé au Nigeria)
avec la république du Bénin, anciennement Dahomey.
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Arts
Arts plastiques. Ouvrez sans faute le site de la galerie
d'art contemporain bien connue à Lomé, Assafo,
qui fait un travail remarquable. Accessoirement on verra que des écoles
se dessinent par pays, et que l'on a parfois l'impression de passer de
la côte ouest à la côte est de l'Afrique anglophone...
Mais plus que jamais je crois à l'avenir de la peinture contemporaine
d'Afrique noire, à sa force et à sa vitalité... Juin
2005 voyait d'ailleurs l'ouverture à Cotonou d'un musée
d'art africain contemporain (Fondation
Zinsou), qui remporte un succès très remarqué.
Certains artistes béninois vivent à l'étranger, comme
Ludovic
Fadaïro à Abidjan (un documentaire lui a été
récemment consacré)... Mais ces plasticiens appartiennent
d'abord à l'Afrique, une Afrique en effervescence.
Afrique
et art contemporain, dossier Africultures n° 48. Naturellement
on rêvera de découvrir un sculpteur tel qu'Asogba.
Ouvrez aussi le site du musée
des Arts derniers, où vous retrouverez plusieurs plasticiens
béninois.
Arts plastiques traditionnels. On ne peut exclure l'hypothèse
d'un effondrement du marché de l'art africain, que l'on
devine manipulé par d'habiles marchands et collectionneurs, comme
le furent, par exemple, le marché de la tapisserie ancienne en
Europe, ou celui des tapis d'Orient.
Le fait qu'on ouvre en France un musée des "Arts premiers"
(Quai Branly) ne devrait pas calmer
la spéculation. On se souvient avec une certaine nostalgie des
musées d'ethnographie poussiéreux, où les objets
avaient la chance d'être regardés d'un oeil non mercantile.
A ce propos, ne pas négliger le musée Dapper à Paris,
le musée Barbier Mueller à Genève, et bien d'autres,
tant en Afrique qu'en Europe, que je vous indique dans le guide (p. 106).
Masques Gèlèdè (p. 111), cliquer sur le site
officiel. Outre le site recommandé p.127, ouvrir ceux de SMA
Lyon, SMA Hollande, SMA
USA. Autre chose : je ne sais pas où en est la maison du Gèlèdè,
qui a vu le jour à Savè.
A Lomé, la galerie Ekoi
Sur l'art africain, un essai
de J. Adande
Sur l'actualité
des arts
Enfin je vous recommande vivement de mettre un pied dans le blog Détours
des Mondes...
Un nouveau titre à la bibliographie de la p.
182 : Marlène-Michèle Biton, L'art des bas-reliefs d'Abomey,
Editions L'Harmattan (une fois encore, en 2006, je suis rebuté
par la mauvaise humeur régnant à l'entrée du musée
d'Abomey).
Les Arts d'Afrique (Alain-Michel Boyer, Guide des Arts, Hazan),
où je cherche en vain un plateau de divination, ou un pilier du
palais de Kétou (p. 122). Naturellement, on ne peut demander à
personne d'être exhaustif. Mais on constatera que le choix des oeuvres
diffère selon l'origine de l'auteur. De sorte que si vous voulez
en savoir plus sur les Yoruba, consultez African Art...
(Frank Willett, The world of art library, Thames and Hudson). Sur les
Itcha, maintenant, les travax de la musicologue Madeleine Leclair
: Chants de guèlèdè des Itcha du Bénin,
Journal de la Société des Africanistes, tome 69, fascicule
2.
Couture : Lolo Andoche, quatier Maro militaire près
Pharmacie Adechina, tél 21 32 46 90 (Tribu
Ebène, "mode ethnique d'inspiration africaine").
Et pourquoi pas la Presse
People!
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"Ajourd'hui les musées doivent aussi s'interroger
sur leur finalité, sur la pertinence scientifique et culturelle
du regard porté" (Mondher Kilani, Le Temps, 19
mars 2005)... Ainsi la crise déclarée au musée
d'ethnoraphie de Genève (p. 106), était-elle l'occasion
d'une remise en question : à quoi servent les musées
d'ethnographie ?
D'abord distinguer ethnographie et anthropologie. Celle-ci axée
sur "des connaissances davantage "transversales",
qui servent plutôt à trouver des liens entre les diverses
cultures."
Je n'ai pas qualité pour prendre parti dans le débat
entre les tenants de chacune de ses deux disciplines. Néanmoins,
il semble que la démarche dite "comparative" ouvre
la porte à toutes sortes d'idéologies. En effet la
tentation est grande de sélectionner dans les collections,
POUR démontrer. Ce faisant, on prive également le
public d'objets auxquels il devrait avoir accès.
Au fait, ce public est-il donc si stupide qu'il ne puisse voir par
lui-même ces "liens entre diverses cultures" ?
Sur les musées en Afrique, voir le numéro
2007-31 d'Africultures
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Un expression artistique et un témoignage méconnus
: les photographies des années 60 et 70 - de la fonction du portrait
et de la préservation de l'esprit des morts.
Cinéma : festival Quintessence
2007 (p. 24).
Musiques (pp. 16 et 17). Je regrette de n'avoir pas
suffisamment mis en valeur dans le guide une artiste dont la réputation
couvre trois continents, Angélique Kidjo. Nouveauté : les
musiciens du Bas et du Moyen Bénin sont présentés
dans un DVD, Sonorama Sud du
Bénin.
Le festival "Gospel et Racines" se tiendra-t-il en août
2007, comme prévu ? Si oui, le voyagiste Arvel (p. 312)
sera-t-il une fois encore en mesure de vous y emmener ?
Revues : Africultures (voir lien page d'accueil),
Virtual Museum of Contemporary African
Art, etc.
Religions
Le révérend pasteur William Kuùuyi,
fondateur de l'Eglise biblique "Vie profonde", accueilli à
l'hôtel Marina (ex-Sheraton). On est sûr d'une
chose : le révérend sait compter... puisqu'il était
prof de maths !
Phénomènes de possession et chamanisme (p. 54) :
faut-il reconsidérer la question, après les travaux de Dominique
Sewane sur les "Voyants" Tamberma - ce peuple est très
proches, géographiquement et culturellement des Bè-Tamaribè
(p. 225) ? Dominique Sewane est l'auteur de La
nuit des grands morts, Le
souffle du mort, Les
Batammariba, le peuple voyant.
Sur le chamanisme, je vous recommande, pour commencer, cette synthèse,
et vous poursuivrez par ce site,
qui n'est certes pas exhaustif, mais évoque lumineusement la bisexualité
rituelle des chamans et leur pouvoir de divination.
Sur les différentes âmes (p. 52), on lira avec profit Marcel
Mauss, Représentations collectives et diversité des civilisations
(tome 2, p. 176 et sq), aux Editions de Minuit.
Géographie physique, géographie
humaine
Voir l'étude sur la mousson
(p. 240). Sur l'utilité des différentes espèces d'arbres.
Histoire et Sociétés
Sur les Edo
et Benin City (p. 114 et 130).
Sur la traite, Le Temps du 16 mars 2005, sous la plume d'Olivier
Pétré-Grenouilleau
: "Comme l'écrivait Edouard Glissant, à propos de l'esclavage,
le travail de mémoire ne doit pas conduire au ressassement du passé.
C'est à une mémoire-dépassement de ce passé
qu'il faut oeuvrer." D'ailleurs, on a vu p. 162 que les Béninois
ne sont pas les derniers à reconnaître leurs responsabilités
dans la traite. Les grands ports français de la côte atlantique
sauront-ils en faire autant ? Lire aussi le dossier
publié par Africultures en juin 2006.
Royaume Idatcha (ou Idaca, p. 133). Au nord des collines rocheuses,
la route vous fait faire une rapide chevauchée dans l'Histoire.
Curieuse composition, d'ailleurs, que le département des Collines,
qui englobe Savè, Glazoué, Dassa, Savalou.
La circoncision chez
les Wama (p. 254) de Kotopounga, village natal du président Kérékou.
Ouvrez aussi les pages de commentaires émanant des lecteurs...
Consulter le site du Centre
d'études aficaines (CEAF).
Du nouveau dans les associations humanitaires actives
au Bénin. D'abord Phans (p.
126) - je vous recommande le bulletin n° 20, de janvier 2007, et en
particulier "De quelques problèmes associés à
la dénutrition dans le Borgou", par le Dr Frédéric
Chagué.
Consultez aussi Cités
Unies - jumelages entre collectivités locales françaises
et béninoises...
Politique
Au Bénin le gagnant des élections est rarement
celui qu'on attendait. Les dernières présidentielles ont
fait sortir un "homme neuf", M. Yayi
Boni - tout de même à la tête de la BOAD (Banque
Ouest Africaine de Développement)... Sera-t-il l'homme providentiel
qu'attend le pays ? Je n'y ai moi-même pas pris garde, mais il semble
que la corruption et le laxisme budgétaire aient rongé le
pays sous le dernier mandat de Kérékou.
Economie
Accédez à IZF (p. 306), pour suivre les principaux
indicateurs économiques, et lire les notes de conjoncture.
Les questions qui me paraissent les plus cruciales :
- Nature de la croissance - une douzaine de pays d'Afrique affichent un
taux de croissance supérieur à 5%, mais est-ce une croissance
solide (autrement dit "durable") ? A qui profite cette croissance
?
- Où en est la démographie ? Où vont les villes ?
(p. 305)
En 2006, L'Autre Quotidien ouvrait le dossier sensible de la démographie.
- Identifier les activités pérennes... Particulièrement
dans le cadre de l'UEMOA (p. 284).
Vous ferez le point sur les lettres
d'information d'IZF ; cliquez également ici.
Sites de la FAO
et de l'Université d'Abomey-Calavi (section Sciences agronomiques)...
J'ai encore découvert, depuis la parution de la 3ème édition,
Agridoc > fiches techniques > naviguez. C'est en particulier
sur ce site que je déniche la recette d'un ersatz du soumbala
(p. 27), la moutarde à base de graine de néré - les
nérés disparaissant avec la poussée démographique,
on lui substituerait une préparation à base de soja.
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Pour ce qui est des cultures, août est un mois
de visite idéal, en particulier dans le nord où verdissent
les champs de coton, de maïs, de sorgho. Mais il faudrait
être accompagné d'un agronome pour juger de la qualité
des cultures vivrières - igname associée au sorgho
(p. 190). On peut aussi craindre que la verdure ne donne à
la campagne un air trompeur de prospérité.
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J'ai lu et relu l'interview de M. Lionel
Zinsou dans le numéro du 7 juillet 2005 du Point. Mais
je ne vois pas dans cet article les raisons pour lesquelles on peut espérer,
du moins dans l'état présent des pratiques commerciales
entre le Nord et le Sud. Je réitère mon analyse de 2004-2005
(p. 304), et suis sceptique sur l'assaut d'amabilité des pays d'Asie
envers l'Afrique.
On sait quels commentaires a suscité la récente hausse du
cours du maïs aux USA : les répercussions allaient être
désastreuses pour le Mexique, dont l'aliment de base est précisément
le maïs. Un maïs pour une grosse part importé des Etats-Unis.
On oublie seulement que la hausse, qui a pénalisé les citadins,
a profité aux paysans mexicains comme aux paysans états-uniens
!
Le paysan béninois lui aussi s'enrichira de la hausse du cours
des céréales. A condition que les citadins, et en particulier
les habitants de Cotonou, disposent des ressources nécessaires
pour payer le "juste prix". Sachez qu'aujourd'hui il est pécuniairement
plus avantageux pour le jeune cidadin de vendre de la camelotte à
la sauvette, dans les rues, que de travailler dans la production maraichère,
à la périphérie de la ville. Sans compter que c'est
nettement moins fatigant...

Crevettier japonais au
large des côtes
© Bernard Passot
Cultures de rente. En mai 2006, le nouveau président exprime
le souhait de voir la production de coton passer de 300 000 à
600 000 tonnes dans les année à venir. Il sera peut-être
écouté des planteurs, puisque l'Etat s'est récemment
acquitté auprès d'eux d'une dette de 15 milliards de FCFA
! Dette résultant d'impayés accumulés sous l'ancienne
présidence, durant des années au cours desquelles les familles
de producteurs n'ont pu être correctement soignées ni recevoir
un enseignement de qualité - l'accès à la santé
et à l'éducation sont relativement chers, au Bénin.
Incidemment, le paiement des arriérés dus aux planteurs
de coton devrait remettre à flot le réseau de banques rurales…
Pour ce qui concerne la culture du coton dans l'Ouest africain,
cliquez sur le site de l'UEMOA.
Ouvrez aussi le Monde
Diplomatique, où un article fait le point sur le coton
(fin 2005).
Comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Afrique, réservoir de
matières premières (en particulier de pétrole), vous
oblige à passer par l'Asie. Si l'Asie absorbe 60% de la production
cotonnière d'Afique, si la Chine satisfait 20% de ses besoins
en fibres importées d'Afrique, cela ne boost pas pour autant
le cours de l'or blanc. On sait pourquoi : l'Amérique pèse
sur les prix en subventionnant ses planteurs (p. 301) - Dans Le Temps
du 14 mars 2007, les idées de Nicolas Imboden, directeur d'IDEAS
Centre : venant des pays du Nord, "le refus de concessions minimes
sur le coton n'est pas tenable".
En aval, la main d'oeuvre chinoise, souvent meilleur marché
que la main d'oeuvre africaine, transforme le coton africain. Et c'est
ainsi que l'Empire du Milieu inonde l'Occident de produits textiles manufacturés...
Bonne nouvelle ? On annonce une réduction de la production de coton
américain de 20% en 2007, au profit du maïs, soudainement
promu biocarburant. Un soulagement pour les planteurs du Borgou et de
l'Alibori ?
Autre thème, lui aussi nouveau : la tentation
de l'Ogm. La graine de variété transgénique
du coton est tout autant comestible - sous sa forme oléagineuse
- que la graine de la souche témoin. On sait par ailleurs que l'huile
de coton est d'excellente qualité.
L'information tombe au moment où le Bénin décide,
sur les conseils de la Malaisie, de réactiver les plantations de
palmiers à huile sur les sites de Ketou, Zagnanado, Toffo, Athièmè,
Zogbodomey, Bohicon... De l'huile de palme, pour faire quoi ? Du cholestérol
ou du savon - Néanmoins, sur l'avenir ébauché du
palmier à huile et du cocotier, je vous recommande d'ouvrir une
récente page du Cirad.
Tout nouveau, une formule initialisée par des Suisses, et maintenant
éprouvée en Inde et en Tanzanie : le coton
bio.Réduction des intrants, valorisation de la production...
Une solution pour l'Afrique de l'Ouest ? A propos, on aurait tort de négliger
les sites alternatifs.
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Amitié sino-africaine. La presse occidentale
a rappelé, à l'occasion du rendez-vous des dirigeants
africains à Pékin, début novembre 2006, que
la Chine n'était pas dépourvue d'arrière-pensées,
et Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, mettait
en garde l'Afrique de ne pas répéter les erreurs du
passé. Sans doute pensait-il au surendettement… Sans compter
les désordres provoqués par la mauvaise qualité
des produits chinois, écoulés à vil prix et
concurrençant jusqu'à la production locale.
En fin de compte, il semble que l'Etat chinois ait adopté
en Afrique, depuis quelques années, le même comportement
que la diaspora issue depuis un siècle de l'Empire du Milieu
: un comportement dynamique et prédateur.
En attendant, Cotonou bruit de rumeurs sur la proposition de la
Chine de construire un chemin
de fer. En contrepartie de quoi ?
Le Nigeria joue au Bénin un rôle plus durable
que celui de la Chine, et on aurait tort de l'occulter. En effet,
la hausse du cours du pétrole devrait stimuler les importations
de produits vivriers du géant de l'Afrique. Des produits
vivriers que le Bénin devrait être justement en mesure
de fournir à son voisin, s'il rééquilibre sa
production agricole aux dépens des cultures de rente. Ainsi,
une politique habile permettrait à Cotonou de tirer un meilleur
parti de l'enrichissement formel du Nigeria.
Une politique reposant sur deux piliers : 1) les services dispensés
par les villes du littoral, 2) l'agriculture.
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Privatisations (p. 291) British American Tobacco
a repris l'usine de Ouidah, tandis que la cimenterie d'Onigbolo (p. 121)
serait tombée dans le giron de Lafarge. La privatisation de la
sucrerie de Savè (p. 185), elle aussi propriété commune
du Nigeria et du Bénin, affronte des difficultés qui doivent
être très sérieuses… au point de ne plus faire l'actualité
au Bénin même - je suppose qu'elle est fermée "provisoirement",
d'autant que les champs de canne sont, pour ce que j'ai pu en juger, délaissés.
Echec, aussi, de la privatisation des deux hôtels publics de Cotonou
(Hôtels de la Plage et La Croix du Sud). On se demande
bien pourquoi, d'ailleurs. En août et septembre 2006 l'un connaissait
une fermeture administrative et le personnel de l'autre s'était
mis en grève... Certainement beaucoup de gâchis - Toutefois,
2007 a vu la reprise de l'Hôtel La Croix du Sud par une Sté
Libyenne.
Déconfiture des industries textiles de Lokossa
(p. 339). On se retourne vers la Chine (le Sauveur !) en oubliant qu'elle
fut à l'origine de projets qui ont suscité de grands espoirs
avant de couler.
Le point en 2007 sur les privatisations.
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Le développement de la production cotonnière dans
l'Empire français, Librairie sociale et économique,
3, rue Soufflot, Paris (Ve), décembre 1941. A l'occasion
d'un déménagement familial, je récupère
un exemplaire de cette étude qui date de Vichy, mais reste
d'actualité : pernicieuses subventions des autorités
américaines à leurs planteurs (mais justes subventions
françaises), les Asiatiques qui s'y mettent, et le paysan
africain qui ne s'y retrouve pas…
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Développement. Rendez-vous sur le site du Centre
Technique de Coopération Agricole (CTA), où vous pourrez
consulter diverses publications de la Communauté européenne,
dont SPORE, le bimensuel d'information pour le développement
agricole des pays ACP. Le CTA héberge également quelques
sites sélectionnés, dont celui de l'Université Nationale
du Bénin.
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Lorsque j'écris p. 167, que d'importantes subventions européennes
resteraient en plan, faute de projets et surtout de gens compétents
pour les conduire, des lecteurs peuvent penser que j'exagère.
Or, dans Le Figaro du 15 mars 2005, pages Economie, Abdulays
Wade, président de la République du Sénégal,
après s'être exprimé sur le Fonds de Solidarité
Numérique (une idée qui peut porter des fruits), déclare
à propos du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement
africain) : "La vérité, c'est que nous n'avons
jamais pu utiliser les fortes sommes d'argent que nous avons reçues
dans le cadre du Nepad, faute de projets concrets. Aujourd'hui -
je suis l'un des rares à le dire -, il faut peut-être
augmenter l'aide mais il faut surtout que les Africains soient plus
efficaces."
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Une idée originale et simple, découlant du foudroyant
développement de l'Internet en Afrique : la formation à
distance. Que faire pour maximiser le rendement de vos cultures ou
de votre élevage d'escargots ? Mettez-vous en ligne (dans le cybercafé
qui vient d'ouvrir à la sortie du village), et inscrivez-vous comme
élève du centre Songhaï (p. 100). Ce n'est pas cadeau,
mais le professionnalisme a un prix.
Presse
J'ai jeté mon dévolu sur un quotidien qui me paraît
sérieux, ouvert, peu polémiste, qui traite l'essentiel de
l'information nationale et internationale, avec relativement peu de publicité
: L'Autre Quotidien. Outre
les articles de fond, des adresses utiles, le prix des produits vivriers
relevés sur les marchés de Dantokpa et Ganhi, le cours des
matières premières et des devises...
Trois sites vous permettent d'accéder à d'autres titres
de presse en ligne (Le Matin, L'Indépendant...) : IZF, Afrikinfo,
sonangnon.net
L'actualité au quotidien et l'accès aux archives : un irremplaçable
outil de recherche, tant économique que politique - Vous vous familiariserez
vite avec l'information récurrente au Bénin : les prochaines
élections, c'est pour bientôt !
Sachez enfin qu'Africultures
met ses archives à votre disposition.
Bibliographie : Jacques Le Cornec, ancien administrateur
de la France d'Outre Mer, ancien préfet, La calebasse dahoméenne
ou les errances du Bénin, 2 tomes, aux Editions L'Harmattan.
Commander
"Le Bénin", le guide pratique et culturel du Bénin
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L'Afrique a besoin de faire entendre sa voix, et pas seulement
dans le concert des médias ou des chancelleries, mais aussi
dans les hameaux et les quartiers, sur les lagunes et dans les champs,
sur les marchés, dans les taxis de brousse, dans les auberges,
les " maquis ", dans les galeries d'art, les salles de
spectacle - N'importe où, pourvu qu'on l'écoute.
Écouter, observer, échanger... Voilà ce à
quoi nous invite Bernard Passot, dans cette troisième édition,
revue et augmentée, de son guide du Bénin.
Alors qu'il parcourt une nouvelle fois ce pays, l'auteur éveille
l'intérêt du voyageur pour des sujets variés
: milieux naturels et parcs animaliers (le Bénin, terrain
méconnu de safaris), histoire des peuples, religions traditionnelles,
mascarades, arts contemporains, politique, économie...
Et ces " choses vues ", qui rendent plus vivantes encore
les pages de l'ouvrage.
En dernière partie un guide pratique détaillé.
Bernard Passot, Le Bénin, 364 pages, Éditions
L'Harmattan, 5 et 7 rue de l'École Polytechnique, 75005,
Paris, 2005 - 30 euros
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