ZANZIBAR
Le lecteur de mon guide de la Tanzanie trouvera ici des
informations pratiques actualisées liens sur le web, faits d'actualité
lorsqu'ils sont déterminants pour l'organisation d'un voyage, nouvelles
destinations, etc.
Les numéros
de pages insérés dans le texte renvoient au guide Tanzanie,
Tanganyika, Zanzibar, Ed. L'Harmattan, 4ème édition
Attention ! à moins de 60$ la nuit, il ne faut pas
s'attendre à ce que votre chambre soit faite chaque jour !

© G. Ollagnier
Mises au point :
Zanzibar désigne trois entités : un archipel,
son île principale et sa capitale. Cependant le véritable
nom de l'île principale est Unguja, et ainsi l'appelons-nous.
La ville de Zanzibar se trouve sur la côte ouest
d'Unguja.
La seconde île de l'archipel est Pemba.
ZANZIBAR
Change. En juillet 2005,
pour un dollar américain (la devise de référence) vous obteniez environ
1.050/ (/ est le symbole du shilling tanzanien). Les prix étant
fréquemment exprimés en dollar américain, les Zanzibari
avaient tôt fait de vous faire payer 1100/ pour 1$. Particulièrement
dans la corporation des chauffeurs de taxi. Les mêmes pratiques
sont heureusement inhabituelles sur le continent. De même, à
Zanzibar, lorsque les cartes de crédit sont acceptées (ce qui est encore
relativement rare) les transactions sont soumises à d'exorbitantes commissions
(10%), sur des taux de change très défavorables. Je préfère les coupures
récentes de 50$ et 100$ dollars américains. L'euro commence à
être reconnu à Zanzibar, comme dans le reste de la Tanzanie
(1 euro = 1.390 /).
Téléphone. Pour les appels nationaux, c'est à dire lorsque vous
appelez du continent un correspondant sur Zanzibar, composez le préfixe
024 (Zanzibar), mais si vous appelez de l'étranger, composez l'indicatif
de la Tanzanie (255), puis 24 et enfin le numéro local, à sept chiffres
pour les téléphones fixes si vous n'avez que six chiffres ajoutez
un 2 devant. Les numérotations en (811) etc. correspondent à des téléphones
mobiles de l'étranger, vous ajoutez seulement l'indicatif du pays
(255).
Sécurité
L'archipel de Zanzibar connut une année 2001 agitée, après les élections
contestées (et contestables) d'octobre 2000. Des manifestations de rue
furent sévèrement réprimées. Il y eut des morts. La presse étrangère rendit
compte de ces émeutes. S'ensuivit une vague d'annulations de séjours.
On se méfie, à juste titre, de l'impact du tourisme sur une société
traditionnelle. A cet égard, deux ou trois réflexions. L'ouverture de
nouveaux hôtels est maintenant interdite dans Stone Town. D'autre
part, s'il existe des hôtels clubs sur la côte, de plus en plus d'auberges,
connaissant un succès grandissant, invitent l'étranger à une sorte de
tourisme culturel (rencontre des villageois, etc.), tout cela dans
le respect des coutumes zanzibari. Au reste, la culture swahili plonge
ses racines profondément et elle est solide.
Le tourisme est une ressource indispensable pour l'archipel, et en particulier
pour Unguja, l'île principale. S'il profite à des sociétés souvent étrangères,
le tourisme fait aussi vivre des centaines de Zanzibari et leurs familles.
Je suis retourné à Unguja en juin 2001 et en juillet 2002. Je n'ai à aucun
moment éprouvé un sentiment d'insécurité, ni dans la capitale (Zanzibar
Town), ni sur la côte. Les partis politiques responsables, des deux
camps, semblent avoir compris l'enjeu économique de la paix intérieure.
En revanche la situation à Pemba est plus instable.
Pour se protéger de la délinquance pure, maintenant, on observera
des consignes de sécurité valables dans la plupart des pays de la planètes
en particulier ne pas faire étalage de l'argent que l'on a sur
soi, éviter les plages isolées, ne pas se retrouver seul hors de Stone
Town (la vieille ville de Zanzibar Town), ne pas traverser
Stone Town la nuit tombée sans être accompagné...
En mai 2005, quelques mois avant un nouveau scrutin, alors que
les îles abordent une période traditionnellement sensible,
je reçois encore des nouvelles plutôt rassurantes de Zanzibar.
Cependant : 1) La situation pouvant rapidement basculer, vous consulterez
le site des Affaires Etrangères ; 2) Evitez l'île de Pemba
; 3) Evitez PARTOUT les attroupements, ne cherchez pas à jouer
les redresseurs de torts ou les grands reporters, car l'une ou l'autre
de ces attitudes ne fera qu'envenimer les choses, au détriment
des manifestants, et vous risquez vous-même de ramasser inutilement
des coups, sans compter des ennuis de toutes sortes en revanche
je suis prêt à vous ouvrir une tribune pour dénoncer
les abus dont vous pourriez être le témoin. Sachez toutefois
que la presse continentale, celle de Dar es Salaam ou de Nairobi, n'a
pas l'habitude de taire les échauffourées, et à plus
forte raison les meurtres politiques se produisant sur les îles.
Il est donc plus que jamais recommandé de consulter les conseils
aux voyageurs, régulièrement actualisés par les
services de l'Ambassade de France à Dar es Salaam. Evitez en particulier
Pemba
en période d'élections (personnellement je prévois
de m'abstenir de Pemba six mois avant et six mois après les élections.
Urgences : tél. 112 (ambulance), tél. 111 (feu),
tél. 999 (police)

The "Old Dispensary" © G. Ollagnier
Aller à Zanzibar
Aller à Zanzibar (pp. 319 à 321), par l'avion ou par mer.
Chacune des quatre compagnies maritimes assure de une à
quatre vacations par jour entre Dar es Salaam et Zanzibar Town.
En juillet 2002 je constate que les mesures de sécurité
minima ne sont pas observées sur le catamaran d'Azam Marine.
Je doute qu'il en aille différemment sur les hydroglisseurs des
autres compagnies. Désormais, pour 10 ou 15 dollars de plus, je
n'accéderai à Zanzibar que par avion.
2004. Communications avec les autres îles et le continent,
consultez le site de Zanair.
Tandis qu'un ferry classique, Aziza, assure une rotation entre
Dar es Salaam et Zanzibar, restauration à bord, trois classes
naturellement plus lent mais sensiblement meilleur marché que les
hydroglisseurs ; mais est-il plus sûr ?
Consulter aussi l'Actualité
des transports.
A la mi-juillet 2002, alors que le festival cinématographique
bat pourtant son plein, la saison touristique n'a pas vraiment commencé.
Sauf sur les plages où des étudiants de l'Europe du Nord
se retrouvent, comme dans les années 70 leurs parents se retrouvaient
à Ibiza. Mais manifestement la ville de Zanzibar n'a plus l'attrait
de jadis. Je profite donc pleinement de Stone Town, et de ses ruelles
où l'on fait des rencontres étonnantes.
Zanzibar Town
En ville, les guides agréés portent une carte
sur la poitrine. Les autres sont des "beach boys", qui cherchent
à s'infiltrer et à se faire payer des commissions par les
professionnels certains sont terriblement efficaces, et lorsqu'ils
accompagnent de nouveaux clients jusqu'à un hôtel ou un restaurant,
ceux-ci ne peuvent les éconduire, sauf à se faire boycotter.
Naturellement les beach boys mentent effrontément, mais souvent
ils n'ont que cela pour vivre. Leur technique : vous agonir d'injures,
s'ils estiment que vous ne les avez pas suffisamment rémunérés,
pour un service inexistant... C'est pourquoi, pour la tranquillité
de votre séjour, mettez les choses au point dès qu'ils vous
abordent.
Hôtels en ville (classement p. 308 et tarifs p. 323). Avec l'interdiction
d'ouvrir de nouveaux hôtels dans Stone Town, les établissements
existants bénéficient d'une prime et seraient bien bêtes de ne pas relever
leurs prix. En juillet 2002, le mouvement de hausse était engagé,
bien que les hôtels ne fussent qu'à moitié remplis.
N'hésitez pas à demander des rabais. Enfin, aux mois de
juillet et août la température est généralement
supportable, de sorte que la climatisation ne s'impose pas.
© Atalante
En 2001, j'expérimentais l'Hotel Marine (2ème catégorie),
à la sortie du port, dans une maison vieille d'une centaine d'années.
Si le quartier de Malindi est bruyant (sirène des docks, appel matinal
du muezzin, circulation), on peut aussi dire, pour positiver, qu'il est
vivant. Évitez le restaurant, sinistre et médiocre.
Ensuite je retournais au Garden Lodge (3ème catégorie),
afin de voir ce qu'était devenu cet hôtel qui m'avait, dans les
années 90, séduit par sa simplicité. Les nouvelles chambres à l'étage,
et deux chambres du rez de chaussée disposent d'une salle de bains
et de toilettes ; pas de climatisation, mais toutes les chambres sont
ventilées. L'un des grands avantages de cet hôtel est son emplacement
dans un quartier tranquille et aéré, cependant très
proche de Stone Town. Pas de restaurant, mais Le Spices Rendez-vous
n'est qu'à une cinquantaine de mètres (lire plus bas).
Une douzaine d'hôtels de 3ème catégorie dans Stone Town.
Ainsi, en 2002 je m'arrêtais au Narrow Street Hotel,
tél. 2232620, quartier de Kokoni, où j'étais descendu
au début des années 90. L'accueil est plus chaleureux au
Pyramid Hotel, tél. 2233000, à quelques ruelles
de là, avec en plus une terrasse. Attention ! dans cette catégorie
d'hôtels et de guest houses il n'y a bien souvent qu'une ou deux
chambres équipées d'un climatiseur.
Je relis mon guide, toujours à l'affût de changements, de
nouveautés, etc. Par exemple, aux dernières nouvelles, Stone
Town Inn, a dû fermer en raison des nuisances provoquées
par la boîte de nuit toute proche (le "Garage")
cette auberge avait ses habitués, et ils la regretteront. Autre
chose, je ne recommanderais plus aujourd'hui Coco de Mer Hotel.
Les chambres à l'étage donnent sur la rue ou sur le patio
intérieur, mais au rez de chaussée une seule ouverture...
sur le couloir. Et c'est le même prix qu'à l'étage
! En outre, le ménage des chambres n'est pas fait chaque jour,
et surtout la Direction, sourde à toute proposition d'arrangement,
est stupide. Le seul avantage de cet hôtel est son emplacement,
à proximité des rues commerçantes, du fort et du
front de mer.
Avec l'Hotel Shangani, excellemment situé sur Kenyatta
Road, j'ai raté tous mes rendez-vous. Le dernier, pour avoir été
abordé au pied des marches par un Anglais quelque peu excentrique
qui me raconta sa (longue) vie. C'est cela, Zanzibar... Par conséquent
je ne peux toujours pas vous en dire plus sur cet hôtel controversé.
En revanche, en plein coeur de Stone Town, j'ai révisé
en bien mon opinion sur le "cosy" Emerson
& Green (1ère catégorie) et son Tower
Top Restaurant spectacles de musique et de danse, les vendredi,
samedi (musique kidumbak) et dimanche (musique taarab).
J'ai dîné dans le restaurant qui le jouxte, et avec lequel il communique,
Kidude Restaurant & Coffe Shop. Le repas est assez cher,
mais vous ne manquerez pas au moins le thé avec toasts ou brioches
autour de 5 heures étonnament bon marché, lui.
En 2004, Eric Christin, précédemment basé à
Arusha, m'écrit à propos d'Africa
House Hotel : "Une rénovation réussie. L'hôtel
garde une bonne atmosphère, surtout en fin de journée, lorsqu'on
vient y prendre un verre sur la terrasse..." Un bar, un restaurant,
une boîte de nuit... Quinze chambres, avec salle de bains et air
conditionné. Il semblait que l'on pouvait désormais considérer
Africa House comme une alternative à Emerson's. Tarifs
de la chambre double, B & B (2004) : à partir de 85 $, du 1er
avril au 30 juin, et à partir de 125 $, à la haute saison.
En principe, vous devriez obtenir une remise de 20 % si vous réservez
sans passer par un intermédiaire... P.O Box 3246, Shangani, Stone
Town, Zanzibar, Tanzania, tél. 255 747 432340, Fax : 439340. En
juillet 2002 déjà, alors que les chambres n'étaient
pas encore ouvertes, je pouvais constater que l'esprit de l'ancien cercle
des officiers britanniques avait été vaillamment repris
par des investisseurs du Golfe. On restaurait la bibliothèque du
cercle, dont les rayonnages et surtout les ouvrages avaient été
trop logtemps laissés à l'abandon.
*
Les restaurants. En 2001, Maharaja Restaurant, angle de
Vuga et de Kenyatta, cédait la place à un restaurant proposant lui aussi
une cuisine indienne raffinée, Le
Spices Rendez-vous (tél. 0747 410707) le chef
indien vous initiera aussi, si vous le souhaitez, à la cuisine
swahili.
Un bon restaurant italien, pas donné mais agréable :
Fenice (tél. 0747 411868), sur la terrasse
du front de mer jouxtant Africa House Hotel.
En 2004, un ami me recommande (Eric Christin, toujours) le bar-restaurant
Mercury's, très vivant (en face du "Dispensary").
En revanche, il me fallait infirmer en 2002 la bonne opinion que j'exprimais
naguère dans le guide sur l'ex-Floating Restaurant, aujourd'hui
Blues Restaurant : renoncez à y dîner (la carte, crasseuse,
parle d'elle-même), mais ça reste potable pour un verre devant
le coucher du soleil. A moins que les choses n'aient changé depuis.
J'ai récemment eu des nouvelles du Fisherman Restaurant
et du Pub Le Pêcheur, où Rashid propose, comme naguère
Daniel, d'excellentes langoustes et cigales de mer.
Sachez que Kenyatta Road est l'artère de la ville où
vous trouverez le plus grand nombre de restaurants. Toutefois, si vous
souhaitez goûter à une restauration milieu de gamme (cuisine
swahili) il vous faudra pousser un peu plus loin, jusqu'à Two
Tables, proche de Victoria Guest House j'ai rencontré
le chef, très affable, mais je n'ai pu y déjeuner faute
d'avoir réservé (réservation indispensable, tél.
2232861).
Vous consulterez ce site
pour vous faire une idée de la gastronomie qui vous attend, et
en particulier à Zanzibar (il ne s'agit pas d'une pub pour un voyagiste,
mais on sait le sérieux des Suisses).
*
Zanzibar Cyber Cafe, sur Changa Bazar St,
dans le quartier d'Hurumzi ; Zanzinet,
Kenyatta Road, etc. Entre 1$ et 1,5$/heure l'accès à Internet.
Bibliographie (p. 325) :
Les récits des explorateurs lancés à
la recherche des sources du Nil, commencent à être accessibles
sur http://gallica.bnf.fr
Beaucoup plus près de nous, non moins riche et talentueux
: de Ryszard Kapuscinski, Ebène, Aventures africaines
(collection Pocket), dont un chapitre constitue un extraordinaire reportage
sur Zanzibar à l'heure de la révolution de 1963-1964.
Je vous recommande aussi Hiver africain, d'Evelyn
Waugh (Petite Bibliothèque Payot), et ses quelques pages acides
sur Zanzibar.
Culture
Religions (p. 302). Zanzibar et le littoral, où
ont essaimé toutes sortes de sectes
musulmanes : un phénomène que l'on ne peut ignorer.
Potins. L'édition 2003 du festival de cinéma
de Zanzibar qui se tenait jusqu'à maintenant au mois de juillet
dans le vieux Fort a été si décevante qu'on se pose
la question de sa pérennité dans les années à
venir. Il faut dire que les organisateurs traditionnels de ce festival
se déchirant, ils n'étaient pas intervenus dans la programmation
de cette année-là. Espérons qu'apparaîtront
de nouveaux partenaires en mesure d'organiser en 2004 un nouveau festival
de cinéma à Zanzibar.
Eric me dit avoir assisté au festival de musique de
Zanzibar, en février (2005) et d'en avoir goûté toute
la saveur comme le festival du cinéma, le festival de musique
taarab se tient dans le Vieux fort.
On complètera son information sur les danses taarab
(1) en piochant dans les brochures que les hôtels mettent à
la disposition des clients (Dar es Salaam Guide, The Swahili
Coast). C'est l'un des sujets qui reviennent de façon récurente...
Avec le papier obligé sur les épices, les portes de Stone
Town ou l'architecture indienne... Cliquez sur ce site
omanais, pour les portes cloutées, la cuisine et une certaine vision
de l'histoire, notamment de la traite (A ce propos nul n'ignore la responsabilité
de la France dans le trafic des esclaves vers les Mascareignes et d'autres
destinations, mais nul ne savait que les boutres d'Oman ne transportaient
des esclaves que destinés aux "cours européennes"!).
On ne manquera pas d'aller sur l'excellent site d'Afric
Info.
(1) Le taarab vient d'un mot arabe intraduisible
littéralement. Cette musique et ce chant créent un état
d'âme que seuls connaîtront les Swahili, un état mêlant
liesse, extase
Il n'est pas du tout invraisemblable que cela ne
vous fasse rien, surtout si vous ne parlez pas le kiswahili. J'en parlerai
plus longuement dans la prochaine édition. Promis !
© G. Ollagnier
Plages d'Unguja
Côte nord-est. J'ai connu Matemwe
Bungalows and Dive Centre à ses débuts, alors que les prix étaient
encore dans mes moyens. Les tarifs qui me sont annoncés sont en
augmentation de 30% sur ceux que je donnais dans mon guide. Je ne sais
ce qui justifie une telle progression, si ce n'est un changement de politique
tarifaire, c'est à dire une sélection de la clientèle...
Un exercice dans lequel les hôteliers tanzaniens sont très
forts : les riches veulent rester entre eux !
Heureusement, je reçois une abondante documentation d'un nouveau Matemwe
Beach Village, sensiblement plus modeste (encore !), et d'un Matemwe
Beach Guest House...
*
En 2001 je logeais au Paradise Beach Bungalows (2ème/3ème
catégorie), P.O. Box 2346, Zanzibar, Tanzania, tél. 255
24 2231387, paradisebb@zanlink.com ou Saori@cats-net.com, à Paje,
sur la côte centre est. Un inconvénient : la cuisine, qui
n'est pas le fort de cet hôtel mais on trouvera toujours à redire
dans un restaurant à une heure de route du premier magasin d'alimentation,
et sans électricité... Bref, le rapport qualité prix du restaurant n'est
pas extraordinaire. D'autre part, on est prié de supporter les aboiements
intempestifs du cador de la maîtresse de maison (Saora, une Japonaise)
et le chant du coq pour moi ça va, mais tout le monde ne partage
pas cet avis.
Les bons points maintenant : une sympathique ambiance, des chambres aménagées
et meublées avec goût, pas d'obstacle entre la mer et les bungalows, une
plage très convenable avec un ponton (mais les baignades sont impossibles
à marée basse, comme à peu près partout sur le littoral d'Unguja), un
environnement de hameaux à découvrir. Et puis, il n'est pas interdit d'aller
explorer les restaurants des autres hôtels de l'endroit, par exemple sur
une bicyclette de location on sera pourtant bien avisé d'être rentré
avant la tombée de la nuit. Un danger tout aussi redoutable que les mauvaises
rencontres à l'extérieur de l'établissement, la nuit
tombée : l'érosion du littoral devant l'hôtel. Tarifs
2004 (B & B) : de 25 à 45 $ la chambre.

© G. Ollagnier
Au sud de Paje, mais toujours dans le même secteur, à Jambiani,
j'avais apprécié en 1999 Visitor's Inn (3ème catégorie).
Cela n'a pu échapper aux lecteurs de mon guide. Cependant, Visitor's
Inn a des détracteurs. Il est vrai que le mobilier est moins recherché
qu'à Paradise, et qu'avec des tarifs comme les siens on ne peut
espérer la propreté d'un cinq étoiles. Je retiens cependant le grand air
du large balayant la salle à manger qui s'avance sur la mer. Je retiens
surtout que le manager s'était démené pour me faire rencontrer des gens
du cru et que je ne le regrette pas. Je ne regrette pas non plus la boutique
de la coopérative artisanale du village, juste derrière les bungalows.
Mais aujourd'hui je ne peux vous assurer que la qualité de l'accueil s'est
maintenue.
A Bwejuu, Eric Christin, me recommande pus que jamais Evergreen
Bungalows, P.O. Box 483, Bwejuu, East Coast, Zanzibar, Tanzania,
une guest house où toute l'activité, si elle n'est pas consacrée
au farniente, est dédiée à la nature et à
la rencontre des gens. Le directeur, Allemand, est aussi moniteur de plongée.
Attention ! la guest house ne comprend que six bungalows. L'ensemble est
propre me dit-on. Je ne m'y suis pas encore rendu, mais de l'avis général,
s'il est agréable et bon marché, il est un peu moins soigné
que Paradise, non loin de là heureusement, l'ambiance
est chaleureuse, sans être "club". Tarifs, août
2004 :de 25 à 35 $, selon que l'on occupe une chambre avec ou sans
douche et toilettes.
Un hôtel de plage plus cossu, mais qui a su préserver charme
et romantisme (12 chambres seulement), 2 km au nord de Bwejuu : Sunrise
Hotel & Restaurant, www.sunrise-zanzibar.com/ Tarifs, chambre
double B & B, à partir de 75 $.
*
Si vous tenez à vous baigner à toute heure du jour (mais pas de
la nuit : cela serait très imprudent), sans avoir à tenir compte des marées,
vous n'avez pas le choix : ce sera Ras Nungwi, à l'extrême nord
d'Unguja (55 km de Zanzibar Town). Je m'y suis rendu en juillet 2002.
Départ d'un peu partout dans Stone Town la veille,
demandez à votre hôtel de faire en sorte qu'on passe vous
prendre vers 8 heures. Lorsqu'on a l'intention de loger dans un hôtel
simple, il est rare que l'on parte pour Nungwi avec une réservation
en poche, c'est pourquoi on aura plus de choix si l'on s'est arrangé
pour prendre le premier mini-bus quittant Stone Town.
Une heure de route puis une demi-heure d'une piste éprouvante.
Cinq dollars le siège dans le minibus, 5 dollars pour se faire
mettre les vertèbres en capilotade.
Le site compte plusieurs domaines, que vous fait remonter le minibus.
C'est d'abord très bruyant, sans ombrages, et on est les uns sur
les autres... A mesure que vous allez vers la pointe du cap, puis que
vous redescendez vers le sud côté soleil levant, le vacarme
s'estompe, mais la mer se retire de plus en plus loin et globalement les
prix augmentent...
Naturellement j'apporterai d'autres précisions dans la prochaine
édition du guide. En attendant, deux choses :
1) Si vous souhaitez réserver, contactez de Zanzibar Amaan
Bungalows, tél. 224026, Fax 0741 602747. En fait un complexe
hôtelier proposant quatre types de chambres. Le "must"
de l'hôtel (ce qui est tout relatif) est la chambre double, de type
A, correspondant à une 3ème catégorie haut de gamme,
avec balcon sur la mer, convenablement tenue et sans trop de bruit. Notez
que pour le même prix, vous avez plus intime dans un petit hôtel
de la côte est. Pour revenir à Amaan, les bungalows avec
vue sur la placette sont meilleur marché. De plus, vous profiterez
d'un discount à la basse saison de septembre à novembre
et en mars (chaud et humide), avril et mai (chaud et pluvieux). Contactez
Ali Baba, et vous ferez
l'économie d'un intermédiaire... Ali Baba règne avec
autorité sur l'hôtel, ses restaurants, une boutique de souvenirs,
une agence qui vous organisera les sorties en mer, la plongée,
et vous fera toutes sortes de réservations en Tanzanie ce
qui est très précieux. Baobab
Beach Bungalow
2) Nungwi est en train de perdre les faveurs des vacanciers les plus avertis,
au profit d'un village quelques centaines de mètres plus au sud
: Kendwa, la nouvelle coqueluche de la côte nord. Cela dit
je vous avoue ne pas savoir si tout est encore calme à Kendwa
et je ne peux vous garantir que vos oreilles ne seront pas assourdies
par le reggae... On accède à Kendwa (d'autres vous diront
Kwenda, mais puisque ce bled n'est sur aucune carte...) en prenant une
navette (matin et soir) sur la plage de Nungwi, en affrétant le
ngalawa d'un pêcheur, ou bien une pinasse chez Ali Baba
dix minutes de navigation. N'empruntez pas la plage pour y aller : vous
risquez de vous y faire dévaliser. Un paradis, certes, mais dont
il ne faut pas s'écarter !
Où que vous réserviez, à Nungwi ou dans les parages,
faites-vous préciser l'emplacement de l'hôtel (ils sont une
douzaine sur le cap) ainsi que celui du bungalow ou de la chambre qu'on
vous destine. "Sur la côte" ne signifie pas nécessairement
sur la plage ou sur le corail ancien dominant la plage, mais bien souvent
en retrait de la plage, par exemple autour d'une placette, sans vue sur
la mer.
Eté 2004 : on prévoit l'installation à Nungwi d'un
nouvel hôtel de plage, de standing. Il est vrai que cette saison
a été très bonne.
Transferts de Zanzibar Town à une plage sur
la côte d'Unguja.
Jusque à ces dernières années, je n'avais pas exploré
certains moyens de transport, comme les taxis de ville (petites Toyota)
: de Zanzibar Town à Paje, de 20 à 30$ en 2001, selon la saison.
En juin, le chauffeur d'une voiture délabrée descendra jusqu'à
15$ mais sera-t-il bien assuré pour ce type de transport ?
Avant de convenir d'un prix, vous devrez annoncer dans quel hôtel de Paje,
de Jambiani ou de Matemwe (par exemple) vous souhaitez vous rendre. En
taxi ou en Combi individuel le prix est fonction de la distance à
parcourir et de l'état de la route. C'est pourquoi, les
travaux routiers allant bon train à Zanzibar, il est nécessaire de se
renseigner sur l'état de la route avant de négocier un transfert.
En 2002, je paie 5$ le siège dans le mini-bus assurant une liaison
directe de Stone Town à Nungwi (90 minutes).
2004. Location d'un Suzuki 4x4 (ce qui vous donnera beaucoup de liberté,
et vous fera faire des économies de taxi) : de 30 à 35 $
par jour, chez Zanzibar Travel Tours, Forodhani Park, tél.
2232319/2237344 demandez Mohammed Tahir.
Ile
de Pemba (p. 317)
Aller à Pemba. Le moins coûteux est le ferry, qui fait un aller
et retour entre Dar es Salaam et Pemba (Mkoani), au mieux chaque jour
et au pire les lundi, mercredi, vendredi et dimanche, avec un stop à Zanzibar
Town. La liaison hebdomadaire entre Pemba et Tanga est suspendue. Toutefois,
pour des raisons de sécurité, je recommande de gagner Pemba
par avion plutôt que par le ferry.
Loger à Pemba. Outre les hôtels indiqués dans le
guide, dont Manta
Reef Resort, on me recommande The Old Quaker Mission
(à l'écart de la ville, 200 m au nord de Chake Hotel), Box 146,
Chake Chake, Pemba, tél./Fax 2452786 (2ème catégorie). The
Mission a la réputation d'être un temple de la plongée sous-marine.
Manta Reef Resort.
Plongée (2004) : Swahili
Divers, P.O. Box 146, Chake Chake, Pemba, Tanzania, tél.
255 24 2452786, Fax : 2452768, swahilidivers@intafrica.com/

© G. Ollagnier
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