Affiche du festival de Bagamoyo - Bagamoyo Arts Festival -, qui se tient chaque année, fin septembre. Bagamoyo + Bagamoyo, préparation pour la pêche Un siège pliant sur lequel on s'assoit pour écorcher une noix de coco Actualité de la région littorale 1) au nord de dar es salaam : bagamoyo, saadani np, pangani, tanga Une suggestion : poursuivez votre safari dans le Nord jusqu’à Tanga (p. 156) et Pangani. Je pense même que cela peut être un bon prolongement d’une découverte des parcs du Nord Tanzanie, bref un substitut au banal et lassant séjour à Zanzibar. Si vous prolongez encore jusqu’à Dar es Salaam, sur votre route la culture, non plus que les contacts ne feront défaut. Un aperçu géographique, historique et culturel de la région : les mirhabs swahili. Pas une statue zigua à Tanga (p. ???), quelle pitié ! La ville coloniale, ordonnée, fleurie, arborée (?) n'est pas sans saveur. Nous y passons trop vite. Je ne saurais retrouver l'hôtel où je descendis voilà 20 ou 25 ans. Un marché central, avec un ou deux marchands de "souvenirs". Ruines shirazi : Tanga et alentours, dont Tongoni.  A Tanga, nul ne connaît les poupées de fertilité. Sauf, la propriétaire d'une boutique dont on a pris en photo l'enseigne, qui nous assure que nous ne trouverons aucune "antiquité" à Tanga. Pangani (p. 156). Hébergement, vous avez le choix... Sur la plage de Mkoma Bay, à 4 km au nord de Pangani, et donc de la rivière (et du bac…). Au sud de la rivière, plusieurs hôtels de plage, dont Pangani, Emayani Beach Lodge, sur Ushongo Beach - la plage est une cinquantaine de km au sud de Tanga et le secteur comprend une dizaine d’hébergements. Dont le luxueux The Tides Lodge et le raisonnable Drifters Lodge... Attention! Le projet de Maziwe Marine Reserve (ponte des tortues de mer), sur les villages d'Ushongo et de  Mwera (vérifier (?) En fait, j'espérais un hôtel dans le village, mais non, on nous avait attribué un billet de logement dans un de ces hôtels de plage, à une quinzaine de km de là - Emayani, classe plutôt moyenne basse, en demi-pension. Je ne vous le recommande pas pour sa gastronomie, mais il n'y a pas que ça dans la vie ! On nous propose les activités classiques, mais l’improvisation, ici on ne connaît pas. Tous ne sont certainement pas du même standing, mais vous avez des guides pour vous les détailler. C'est un truc d'après safari, qui a été vendu à partir des années 90. J'en avais alors entendu parler, mais j'avais été  empêché d'y accéder par le nord, de Tanga, en raison de l'effondrement d'un pont (p. 158). Il n'y a pas de pont, mais le bobard d'un copain taxi qui m'avait amené de Dar es Salaam et ne souhaitait sans doute pas esquinter sa voiture sur la cinquantaine de km de piste ralliant Pangani à Tanga. Pas de pont, mais un bac traversant la rivière à Pangani. A Pangani, toujours, quelques maisons de type swahili, avec des portes sculptées  auxquelles je ne porte plus attention...  Et à quelques km, les ruines de Muhembo. Bien, il leur fallait trop de temps à l'hôtel pour nous organiser un boat safari. Et  puis ce tour, c'était une fois encore une course contre la montre. Je confesse que piloté entre Saadani et Tanga par un chauffeur paresseux et incompétent, je n’ai pas exploré la région comme je l’aurais dû. Par exemple, il y a de nombreux hébergements littoraux en marge de l’axe Saadani-Pangani-Tanga, lodges ou campements. Une certitude, ne comptez pas sur les transports collectifs ; vous ne ferez rien de bon si vous n’avez pas de moyen de locomotion autonome. A voir aussi de nombreux vestiges shirazi. Au nord de la rivière, je crois surtout à l’avenir des guest houses (bus entre Arusha et Tanga) Une alternative à Zanzibar, mais bien meilleur marché. Attention toutefois au temps passé en transports. Peponi Resort (le site n’a pas été actualisé depuis 2012 !), à peu près à mi-chemin entre Pangani et Tanga. Donc, vous ne quittez pas le continent, vous évitez l'avion et les transferts hasardeux. Un hôtel et restaurant simple, avec des bandas comprenant de deux à cinq lits, un camping, des sorties en mer si vous le souhaitez, des promenades sur la plage, des contacts avec une population jusqu'à maintenant préservée. Saadani National Park Y aller en voiture, naturellement, mais attention ! en avril et mai, ou en novembre, c’est à dire durant les pluies, la piste peut momentanément se révéler impraticable, même aux 4x4. Début septembre, il nous faudra 1 h 3/4 pour rallier Bagamoyo au village de Saadani. Nous franchissons la rivière Wami – imposante, mais n’y a-t-il pas reflux d’eau de mer ? Ce transit en pays zaramo est intéressant, à tous points de vue. D’abord d’un point de vue historique, puisque la région fait parler d’elle depuis l’antiquité (p. 29). Population de pêcheurs et d’agriculteurs, pratiquant en particulier la culture du riz que l’on réintroduit en Afrique. Une vaste exploitation sur laquelle est implanté un pénitentier – la culture du riz, vous pourrez vous y intéresser aussi dans le delta du Rufiji, contigu au Selous. Des nouvelles de Saadani (p. 136). De gros problèmes fonciers ont retardé la transformation de la résere naturelle en parc... Naguère, on y allait par avion ou par boutre, de Zanzibar ou de Dar es Salaam. Ou bien en voiture, mais en faisant parfois un détour assez considérable. Aujourd’hui la route côtière, qui franchit la rivière Wami est praticable en toute saison – sauf trop fortes pluies. En principe une liaison quotidienne en bus, de Bagamoyo à Saadani. On logeait dans un camp – Saadani Lodge, naguère même standing et même compagnie que Sable  Mountain Lodge, dans le Selous. Aujourd’hui la gamme s’est ouverte : Mkwaja Camp, un camp  saisonnier.  A en croire les sites spécialisés, comme celui-ci, c’est tout du chic et du cher... Pourtant il est bon de ne pas oublier qu'il y a, dans ce parc national, comme dans les autres, une rest-house, où l’on vous propose le logement, uniquement. Pour ce qui est de la table vous devrez vous débrouiller, éventuellement vous entendre avec un petit restaurant du village. Je ne vous parlerai pas du Camp (Sanctuary Saadani Safari Lodge), non pas que j'aie à vous en dire du mal ou du bien, voire beaucoup de bien, mais parce que je ne le connais que par son site web - notre pseudo guide-chauffeur n’a jamais voulu nous y emmener, sans doute parce que nous ne présentions pas assez bien. Mais rassurez-vous les éléphants de Saadani NP sont à tout le monde. Voir et faire. Saadani c'est par excellence le parc des game drives matinaux et vespéraux. Sinon vous irez vous promener sur la plage, en fonction des marées, naturellement. Vous rencontrerez les pêcheurs, qui travaillent fort, et les villageois. Plusieurs milieux, donc : littoral, rivières, une plaine avec peu de végétation (on l’appellerait le “petit Serengeti”, ce qui est un peu tiré par les cheveux), le bush avec fever trees. Abondance de palmiers doum, de Pandanus et des pistes en bon état... Abondance de girafes et de cobes, buffles, un très bel éléphant, phacochères (ils faisaient la réputation de la réserve de chasse), calaos terrestres... On annonce aussi des guibs harnachés, cobes Defassa, bubales de Lichtenstein, reduncas, élans, gnous, colobes... On peut aussi profiter du village même de Saadani. je voudrais observer la vie dans le restaurant du village de saadani, mais n'est-il pas fermé ? En fait un bar danncing (me dit-on) A moins que vous n'insistiez auprès de votre guide pour qu'il vous conduise à Zaraninge Forest à la rencontre d'une forêt côtière et accessoirement des hipotragues noirs (Sable) et des grands koudous censés s'y trouver. D’après le guide, il y aurait en septembre 2012 sept (7) antilopes Sable  et une douzaine de koudous ! J’imagine que l’on veille sur eux comme sur des joyaux. Je n’y suis pas allé. On me parle aussi du parc de Mkomazi, le long de la frontière kenyane, de ses rhinoceros et de ses lycaons réintroduits. Mais reprennent-ils racines dans des lieux d’où ils ont été chassés et où les populations leur sont au mieux hostiles et au pire les braconneraient volontiers – les parcs frontaliers sont librement parcourus par des gens rarement sûrs... A propos des forêts côtières ouvrir ce lien. On a l’impression qu’ici comme dans le Selous le type le plus important dans le safari c’est maintenant le cuistot. C’est lui qui fixe l’heure des repas, c’est lui qui appelle votre chauffeur pendant le game drive pour savoir si les pommes de terre vous les voulez frites ou cuites à l’eau ! Est-ce que ça n’est pas de la pollution, cela ? Il y a pas dix ans on pouvait exiger du guide qu’il fermât la radio de bord. Aujourd’hui on subit des appels intempestifs sur son téléphone portable. Village de Saadani. Plusieurs guest-houses “basiques”. Un ancien temple hindou. Le baobab où fut pendu Abushiri (p. 42). La révolte impliqua d’abord les populations arabes, que soutenaient les Swahili (Mrima). En fait, cette partie de la côte a tenté de se constituer en entité politique, et ca s'est mal terminé. Bandas Tanapa, 40 USD/pers/Jour les bandas de saadani : j'ai l'impression qu'ils sont loués à des tiers qui ne font pas des safaris mais y habitent tout simplement, en famille (nombreuse). Le banda n'est pas prêt lorsque nous arrivons à 13 heures  et il  faudra un temps tout à fait anormal pour les nettoyer... des matelas jonchent la terrasse devant le bungalow. On vous fait profiter de la vie familiale, des téléphones bruyants, des interjections. Des lardons à profusion et pas de papier toilette... Lavabo inutilisable (pas de syphon donc évacuation par la douche). Tout le monde sorti, des babouins viennent profiter des restes de nourriture. J'ai le sentiment que la paix est un luxe qui se paie cher en Tanzanie... dans la chambre, les moustiques sont comme chez eux. Evidemment, un gros trou dans le grillage protégeant une fenêtre ! Ce n'est pas le genre de chose à laquelle  vous vous attendiez lorsque vous avez payé par avance la location de votre banda. Il n'est pas illégitime de parler de filouterie. De qui ? Un manager indélicat ? Ou une administration dévoyée ? Jm'en foutisme ... Le chauffeur (fourni en seconde main par la Cie Fox, dans le petit monde du safari à Dar es Salaam) n'a pas envie de faire le game drive du soir et propose que l'on remette au lendemain matin. Pardi ! Vous devez savoir que toute pause dans le safari lui est profitable, puisque sa prime est inversement proportionnelle à la consommation de carburant. A contre-coeur il emmène mes amis, qui auront un troupeau d'éléphants. Cela me fait penser aux games drives d'autrefois, où à défaut de bons pisteurs, il fallait de la chance. On pouvait alors se croire né sous une bonne étoile, vos chevilles enflaient. Saadani NP est injustement décrié, parfois par ses rangers eux-même.  On dit que des éléphants peuvent débouler  sur la plage pour un bain de minuit. La rest house peut être sur leur passage et c'est pourquoi on nous a flanqué un ranger en poste la nuit - enfin, moi je gobe  tout. Mais j’ai une bonne conversation avec ce ranger de l’ancienne école. Une immersion dans le milieu, comme je les aime. Conseil aux clients des lodges de standing. Sortez de votre cage à riches, allez dans le village de Saadani. Déguisez vous en touriste lambda et allez là où il n'y a pas  de touristes. Je pense à un ou deux petits restos qui ne vous feront pas tomber malade – vous le conserverez, votre bide, rassurez- vous. Il en est un, en particulier, à proximité de la tour des communications en réseau. Une terrasse, deux tables, quatre ou cinq sièges, une patronne accueillante et intelligente. Nous y prenons nos trois repas quotidiens – trois repas, on a  bien de la chance ! Enfin, moi je ne touche pas aux pommes de terre frites, des fois que l'huile serait recuite comme dans le Midi - sur la Côte, c'est la que je vais quand je veux vidanger : frites  a gogo. Mais les pates + poisson ou boeuf, vous ne courez pas de danger, même à Saadani. Tout simplement, parce que les temps ont changé... Les enfants qui jouent, les chèvres qui profitent de tout, les phacochères qui fouissent un peu partout... la rue d'un village d'Afrique, quoi ! ça vous parlera mieux qu'un exposé sur BFM Business, c'est plus causant. Et ici c'est l'Afrique reposée. L'autre, celle qui "décolle", vous l'avez vue dans Dar embouteillée ou sur la route de la Zambie. Les gens qui sont là survivent. Légumes, élevage (chèvres). On embarque un jeune qui fait, je crois des études pour devenir guide. (-)  En gros il vaut mieux nourrir la taulière que les propriétaires de la lodge. Tracer le circuit de 5.000 Tsh chez l'une  et chez l'autre La taulière développera son élevage de poules, les chèvres qu'elle vous met dans ses plats trouveront un débouché. Seules importations : l'huile, les pommes de terre. +? Elles sont cuites à l'eau et deux oeufs sont cassés dessus. Un peu d'huile pour finir.  Je ne suis pas certain que les pâtes sont importées. Et le pain de mie, j’allais oublier le beurre et le pain de mie, deux symboles de la  dépendance alimentaire des classes moyennes africaines - le changement de leurs habitudes alimentaires, avec l’équation en note de la mondialisation : dépendance égale insécurité, ça vous permettra peut-être de  comprendre ce continent, de répondre peut-être a certains de ses besoins et de faire du fric. Parce que l’Afrique a les moyens de vous enrichir. Laissez moi vous dire une chose : ces hôtels ça ne durera pas aussi longtemps que les impôts. Peut-être l'Afrique a une place dans le grand tour des super-riches, mais il y a pas qu'elle. Il y a des îles, et surtout il y a pas que ce patelin-là, malgré la piste d'aviation. Putain ! Le putain c'est pour renforcer le point d'exclamation, ça sera bientôt dans le dico de l'Académie. Bagamoyo (p. 126). La route est enfin bitumée sur tout le trajet, de Dar es Salaam à Bagamoyo. Bagamoyo, on peut l’aborder sous plusieurs angles. Jadis, lieu d’implantation d’ordres religieux luttant contre la traite, puis (Est Africain allemand, p. 42). Mais si vous en avez l’occasion, accédez à Bagamoyo par une piste qui décroche à Mlandizi de la route à grande circulation, ralliant Dar es Salaam à Morogoro. Des marais, où se perd la rivière Ruvu presque à sec (début septembre), et dans les villages rapprochés des Zaramo (p. 129), les manguiers, cashew nuts, cocotiers – une sorte de verger. En 2012, la fièvre s'est emparée de Bagamoyo. D'abord il y a cette quasi autoroute qui rejoint la route du nord. L'arrière-pays d'un nouveau port se met en place. En effet, depuis longtemps le port de Dar es Salaam n'est plus en mesure de répondre à la demande. La demande de la Tanzanie et celle des pays enclavés – Zambie et autres. Le bruit court d'un projet de port en eau profonde à Bagamoyo. En septembre 2012, la signature d’un contrat avec la Chine le crédibilise. Les agences touristiques vont tourner à l'affairisme. Et que vont devenir les resort de Bagamoyo? Certainement pas des relais gastronomiques. Mais tout de même c'est quelque chose de bien et de pensé qui se dessine entre Dar es Salaam et Bagamoyo. Ces infrastructures sont nécessaires. Pas de place à la nostalgie. D'ailleurs je suis bien persuadé que les "côtiers" n'en ont pas. Profitons des dernières activités traditionnelles, des petits matins, des ngalawa et des pêcheurs... Je rencontre en 2002 dans une rue de Dar es Salaam, Augustino Mtemi, le directeur de Badeco Beach Hotel, où je me suis si bien trouvé une autre année. Malheureusement l’hôtel est fermé en 2011, et, semble-t-il, de façon définitive. Dans une autre catégorie, la famille Fox a ouvert Lazy Lagoon – accès privilégié par avion. Sinon, les établissements de tous standings ont poussé sur la côte – hôtels et chambres d’hôte. Ce site est incomplet, aussi vous compléterez avec Bagamoyo Beach Resort (un resort, comme on en trouve un grand nombre sur les plages de Zanzibar).  Enfin, Bagamoyo, ville d'arts (p. 134), voit son festival, multidisciplinaire, prendre de l'ampleur chaque année (fin septembre). * Bagamoyo, cette ruelle genre Vallauris, où dans des galetas survivent des artistes qu'on voit peu  travailler. Je me souviens d'un artiste reconnu qui faisait « achever » ses tableaux par l'un de ses  fils. C'était en Afrique de l'Ouest qu'on se partageait la tâche (les choses se passaient ainsi en  Europe, jadis, dans les ateliers de maîtres). Mais cela vous laissera t-il de grands souvenirs et   vous procurera-t-il suspens, jouissance, étonnement ?  Je veux nourrir votre curiosité. Il y a dans la culture zaramo des objets qui vous sortiront du bazar des aérogares : des poupées. Ce n'est pas le propre des Zaramo, me direz-vous. On trouve des poupées chez les Ashanti, dans la cuvette congolaise ou encore pas plus loin que chez les Wanyamwezi, en Tanzanie. Mais je leur vois, aux poupées zaramo, un air de phallus... Curieux, n'est-ce pas, pour des objets qu'on remet aux jeunes pubères et qu'on se transmet de génération en génération... (de mère à fille, ou de tante à nièce). Retour vers les poupées, plaisir du collectionneur. Comment vous illustrer ce plaisir ? Un parallèle improvisé : dans l'oeuvre d'un peintre du Maconnais je collectionne un personnage récurent sur certaines de ses toiles. C’est sans prétention, mais cela peut vous donner de profondes satisfactions. Une canne de fécondité d'origine zaramo (on en trouve une quai Branly). Pourtant la plus belle pièce du génie zaramo, elle est au musée Barbier Mueller à Genève. * La halle des arts On ne sait pas bien ce qu'on va chercher, mais on a espoir de trouver quelque chose. Et c'est pareil pour les dieux : on doute, mais on ne peut faire autrement que chercher. Parfois on trouve, mais fréquemment on ne trouve pas. Parce qu’on se cherche trop, je pense. Tous les objets exposés à la halle des arts de Bagamoyo sont des copies, dont beaucoup sont exécutées par des élèves de l'école des arts. Les peintures, dans le style TingaTinga. J'observe quelques toiles plus abstraites – une inspiration qui se renouvelle ? Ouvrez les sites de Bagamoyo Art Studio et de college of arts Ici, pas de pièces "antiques", me dit Mrisho J. Magwamluhe, mais des copies, des interprétations des modèles anciens. J'ai tourné dans la salle d'exposition, entre les toiles suspendues. Sortir des anciens modèles, aller vers l'abstraction... Quelques-uns y viennent. Encouragez-les et glissez une toile dans vos baggages. Ce n’est pas une grosse dépense. A Bagamoyo Art Market, on m'organise une rencontre avec un collecteur d'objets, une sorte de carpetbagger... Ce sera une dure bataille au terme de laquelle je ferai rabattre de 30%. Le type, venu de Chalinze, dit s'appeler John Philipo et authentifie son identité en me donnant son n° de portable ! * Pour 50 USD, on ne vous propose même pas de vous faire visiter Kaole (p. 130). Et interdit de photographier la Mission… sauf redevance aux bons pères ! Combien je vais demander, moi, pour qu'on se paie ma tête ? C'est le mauvais côté de Bagamoyo. J'avais le souvenir d'un marché sur le front de mer, devant les boutres couchés à marée basse – les boutres sont de drôles de bateaux qui passent la moitié du temps en mer et l’autre moitié couchés, après le labeur. J'ai retrouvé le marché. Le guide me regardait avec étonnement, et je négligeais les bâtiments allemands, l'ensemble classé par l'Unesco. Découvert quai Branly une note qui me prouve que j'ai raté pas mal de choses à Bagamoyo et autour. * Bagamoyo Tourist Information Office, Bagamoyo Institute of Tourism, Box 307, tel 255 (0) 784  869652. Ils nous organisent un safari à Saadani. Deux jours, 1 nuit, 710,000 Tsh pour deux, soit 350  euros, plus 90,000 de repas.  Saadani, j'en parle plus haut, mais laissez-moi vous raconter une courte histoire. Je me plains auprès du guide chauffeur fourni par l’office du tourisme, de ce que l’on ne puisse ouvrir la fenêtre d’une des portières arrière – fenêtre fumée, de sorte qu’on ne voit rien lorsqu’elle est fermée... Un safari sans rien voir, voici ce qui nous attend ! Les rouspétances ne mèneront à rien. Le chantage, si. C’est seulement dommage qu’on doive en arriver là. * Bagamoyo : y aura-t-il réellement un nouveau port en eau profonde ? Je ne suis pas retourné consulter mon devin dans la cocoteraie (p. ???), mais je suis allé à Kaole...   50.000/ (je pense que c’est sur-payé), le taxi avec une pause de 3/4 d'heure ; droits de visiter et de photographier : 20.000 / personne. Le Lonely Planet est très bon sur le sujet, comme sur beaucoup d’autres.  Au marché des arts, abrité sous le même toit que le marché couvert en centre ville, je vais à la recherche d'un nouveau style. UN ARTISTE que je connais bien, (-), a fait du nouveau style son étiquette. Mais il manque d'audace et s'il s'est affranchi des thèmes traditionnels (?). Je découvrirai cependant un artiste installé à Zanzibar, (-), qui présente pour la région quelque chose de plus audacieux et plus novateur. Dans le domaine de l'abstraction, (-) est plus intéressant. J'ai le plaisir de faire sa connaissance. On peut se demander combien de  plasticiens puisent leur inspiration dans des magazines féminins. (-) est sans aucun doute de ceux-là : les femmes tanzaniennes n'ont pas pour habitude d'habiller leurs jambes de bas fins et sexy. Lui le fait, mais dans des postures acrobatiques, où le sexe et les seins n'apparaissent pas – une gymnastique audacieuse et finalement pudique (une géométrie nouvelle, qui a son originalité, chatouille les sens mais ne les excite pas). J'aime bien ce garçon, sans le tenir pour autant pour un grand artiste. Il pourrait trouver une voie nouvelle qui sortirait la plastique locale de l'impasse où elle se fourvoie et ouvrirait une nouvelle piste aux touristes. Sinon ce sont quelques déclinaisons de TingaTinga (mort en 1972) ou les sempiternels Masaïs, qui prospèrent sur la toile à mesure qu'ils déclinent sur les hautes terres (?)... * Hébergement  Je suis descendu au New Bagamoyo Beach Resort & French Cuisine, tél 023 2440083 / 110,600 Tsh la ch double ; excellente table, mais quel avenir ? Plus excentré encore : Hôtel Travellers, au diable vauvert, lodgeinfo@travellers-lodge.com, tel 023 2440077 – eau 3.500/ ; soda 2.500/ ; spaghetti 18.500/ ; verre de vin 5.500/ ;  70 USD en single 80 USD en dble ; camping 8 USD/p prix incluant 18% VAT Le choix. J'avoue ne pas avoir exploré systématiquement les lieux d'hébergement à Bagamoyo. J’ai en particulier négligé  Moyo Mmoja Guest House. Central : Millennium (Old Post Office et New) ; controversé : Millenium Sea Breeze Resort ; hébergement solidaire Millenium Sea Breeze, double B&B : 198.000/ TVA incluse. Des factures mystérieuses, dans cet établissement dont la réception est incapable de vous appeler l'office du tourisme de la ville. Le wi- fi ne fonctionne pas dans ma chambre, comme plusieurs autres choses dans cet hôtel. Les plats sont parfois copieux, parfois insuffisants. Mais la picine est paraît-il agréable. A marée basse vous pourrez rejoindre le port, en marchant au haut de la plage. Sea breeze, peut-être, mais les odeurs ! Il ne semble pas y avoir d'assainissement sérieux en ville. En revanche, si son voisin (Funky Squid's) tient la distance, je ne crois pas que l'accès aux chaines TV en kiswahili vous manque beaucoup. Tarifs : 65 USD la ch double et 50 la simple. Restaurant  :  spaghetti bolognaises 15.000/ ; king fish 18.000/ ; bière serengeti 3.500/ ; verre de vin 8.000/ C'était autrefois, après la disparition du regretté hôtel Badeco, le seul établissement de la ville à prix intermédiaire. Il ne faisait sans doute pas ses affaires, mais la nouvelle salle à manger en terrasse sur la plage, est aujourd’hui encore désespérément vide... Le nouveau patron (Canadien) se partage, semble-t-il, entre Bagamoyo et le Burundi. Restaurant Poa-Poa, face au marché aux poissons : eau ou thé épicé 2.000/ ; bière safari 3.000/ ; poisson grillé ou poisson ugali 10.000/. Aux murs du restaurant, des tableaux de bon goût, à vendre jusqu'à 50 USD, selon la taille. Cela donne une idée des contre-offres à faire au vieux marché, pas loin de là (jusqu'à 25 USD, et tenez bon). Bon repas, légumes. Aux murs du restaurant, des tableaux de bon goût, à vendre jusqu'à 50 USD, selon la taille. Cela donne une idée des contre-offres à faire au vieux marché, pas loin de là (jusqu'à 25 USD, et tenez bon) Derrière, une table, un bel escalier menant   à l'étage. Mais pas de chambre. Derrière, encore, un bar et une vaste cour avec cuisine extérieure. Taxi Bagamoyo-aéroport : 100 USD. Parlez-en au Tourisme Office qui vous trouvera un taxi (avantage de s'adresser au Tourism Office : c'est un organisme public, qui vous délivrera un reçu). En principe  le trajet prend deux heures, mais je vous recommande vivement un délai supplémentaire de 1 h 1/2. Et encore si vous n'avez pas à passer par Dar es Salaam. Le trafic est devenu impossible tant dans le centre ville de dar qu'à sa périphérie. Lire : Bagamoyo, the spirit of the world. Saadani-Pangani. La piste n'est pas en très bon état. Traverse plusieurs villages et longe des plantations de sisal. Traverse une rivière... a l hotel de pangani on propose d'affréter un bateau et de gagner le nord d'unguja en 1 1/2 Je n'y crois pas un petit aéroport dans le coin : escale  de coastal ou d'autres ? oui Arret aux ruines de (tongoni ?), qques km au sud de tanga / A. Prend des photos ; mosquée shirazi du 14eme. Il y a, paraît-il, bcp plus de ruines à Pangani... 2) au sud de dar es salaam : mafia, kilwa Un site sur les forêts de la côte et de l'arrière-pays, les essences d'arbres, les mammifères et surtout les oiseaux recensés. Ouvrez Tanzania Coastal Forest Project. Ce travail a une dizaine d’années, déjà. Par chance, voilà un site tout récent. Ce truc me brancherait bien, mais cela doit être chéro. Ouvrez ce site, sur lequel vous trouverez un lien avec une agence – si vous y allez, dites-moi ce que vous en avez pensé. Toujours comprendre, au-delà des images convenues, comment l'Afrique pourra basculer dans le monde moderne, à la condition qu'elle préserve de fragiles équilibres, en particulier la gestion de l'eau sur laquelle l'urbanisme fait peser une lourde menace. A ce propos, on portera une attention particulière aux monts Uluguru (p. 69) et à la rivière Ruvu, qui alimente en eau douce le littoral, de la grande banlieue de la capitale jusqu'à Bagamoyo. La Ruvu, ses zones marécageuses de décantation, etc. sont un enjeu majeur pour l'avenir du grand Dar es Salaam. * * * Naturellement votre agent de voyages essaiera de vous convaincre que vous ne POURREZ PAS perdre votre temps dans un resort de Mafia (p. 136) – je ne suis pas retourné sur l’île de Mafia depuis trente ans, parce que j’y avais perdu mon temps. Et j'ai peut-être tort, car entre le delta du Rufiji et Mafia, il y a plus qu'un destroyer allemand coulé au début de la Première guerre mondiale (le Könisberg), plus que des gisements offshore de gaz, plus que la route des marlins, des baleines à bosse de l'Antartique, plus que les îles Songo Songo, où vous pourrez peut-être, oui peut-être vous prendre pour Monfreid, si ce nom vous dit encore quelque chose – un ami me disait naguère de Songo Songo que c'était un site idéal pour un acte de piratage, avec pour seuls témoins des tortues de mer dont le témoignage n’était pas recevable. Sauf que, à Songo Songo la prospection gazière est aujourd’hui intense et que ses acteurs vous ont à l’oeil... * * * Kilwa. L'accès (p. 147) a été amélioré, tant par la route (il ne faudrait plus que six ou 7 heures depuis Dar es Salaam) que par avion – un vol de Coastal un peu à la demande, escale possible à Mafia, Songo Songo (le gisement de gaz est en exploitation) pour un maximum de 220 USD le vol simple, et un minimum de 110 USD (à partir de 2 passagers). L'hébergement a lui aussi été sensiblement amélioré. En particulier avec Kilwa Seaview Resort – vous constaterez sur le site que les tarifs exprimés en dollar américain sont raisonnables. A Kilwa Masoko, vous combinerez la détente, les découvertes culturelles et le sport (sorties en mer, plongée, pêche au gros). Kilwa Seaview Resort est dans le même groupe que Baobab Village. Pêche au gros, de juillet à octobre, en camp volant de luxe : consultez Club Faune. Un camp de pêche itinérant (Luxury fly camp), peut-être le même, pour les clients de North Wales Fly Fishing School – ce n’est pas donné, comme on l’imagine. La poursuite des investigations archéologiques sur le site de Kilwa Kisiwani a été confiée à un cabinet d'architectes du patrimoine de Lyon. Celui-ci a terminé son chantier en 2005. Très bien, pourvu que l'on ne touche pas à Kilwa Kivinje... En principe, l’Unesco a pris le relais sur Songo Mnara. Bibliographie. Pascal Bacuez, Contes swahili de Kilwa et Les ruses de la malice, tous deux aux Editions L'Harmattan. Au Museum de DSM vous aurez acheté le livre de Karen Moon, Kilwa Kisiwani, ancienne cité portuaire de la côte d'Afrique de l'Est, en français – le site de Kilwa a fait l'objet d'un programme de réhabilitation pour partie financée par le ministère français des affaires étrangères. * Dimanche, pour se désennuyer, à part l'office, les élections, les défilés (dans quoi j'inclus les processions derrière le saint patron du village et les “sorties” de vodun), les rencontres de division d'honneur ou encore les commémorations, je ne vois guère qu'une bonne conversation complice, comme vous en aurez peut-être sur la jetée de Kilwa Masoko. Complicité rehaussée d'ésotérisme, qui vaut bien ce que peut donner un match de rugby. L’essentiel est qu’on se retrouve.  Ce type sortait d'un roman de V.S. Naipaul. On pouvait écrire sa vie sans se tromper : envoyé comme apprenti dans le comptoir d'un cousin, il a tout appris en quelques mois. On rencontre le personnage dans toute la région. A Madagascar, il est le “karane”. Il est là, il est encore là, serait- on tenté de dire, en tout semblable à son cousin qui lui a laissé la boutique, et semblable au père de son cousin. A Kilwa Masoko, il m'entreprend sur une courte jetée, alors que je négocie une langouste avec un pêcheur. Nous nous sortons tous deux de l'ennui grâce à la Mother, à Aurobindo, à Pondichery, qu’il s’étonne que je connaisse  il ignore qu’il y eut jadis un comptoir français là- bas, dont les enfants de France ont égrené le nom, il ignore une chanson de Béart. * Combinez Kilwa avec le Selous. C’est un autre tourisme que dans le Nord du pays. Allez aussi à Kilwa Kivinje (p. ???), qui donne une idée de ce qu'était Stone Town à Zanzibar, aux XVIIIeme et XIXeme siècle.  Hébergement Kilwa Beach Lodge ; Pakaya Hotel ;  + (?) (1) La recherche de documentation sur Songo Songo et la production de pétrole me réserve une bonne surprise : Gens de mer à Dar es Salaam, du RP Georges Loire, que j'eus naguère le privilège de rencontrer. Si maintenant je sais quelque chose sur Songo Songo, c'est à lui que je le dois. Lisez au moins ces pages sur le monde des boutres. Ayez ce livre avec vous, c'est à la fois efficace et simple, mais il vous fera passer des nuits blanches... Sans quoi vous ne comprendrez rien à ce qui se passe dans le west indian ocean... Commander "Tanzanie, Tanganyika, Zanzibar", un guide de TOUTE la Tanzanie Accueil du site Quatrième de couverture Tanzanie Informations pratiques Tanganyika Actualité Dar es Salaam Actualité Littoral Actualité parcs du Sud 1 Actualité parcs du sud 2 Actualité parcs de l'Ouest Actualité Arusha et Nord L’Economie par thèmes Une approche culturelle Ruines shirazi de Tongoni Ruines shirazi de Tongoni Bagamoyo, aux murs du restaurantPoa-Poa Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Bagamoyo, Old Market, présentation d'oeuvre Bagamoyo, Old Market, présentation d'oeuvre Bagamoyo, boutres à marée basse Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Ballade dans Bagamoyo Hôtel Funky Squid's Bagamoyo, calfatage d'un boutre Bagamoyo, sur la plage, à marée basse Bagamoyo, sur la plage, à marée basse Ruines de Kaole Bagamoyo, pour cette oeuvre le peintre s'est nettement inspiré de Lilanga Bagamoyo, sculptures récemment produites dans les ateliers de la ville - il n'y a pas d'"antiquities" à l'"Old Market" Bagamoyo, marché au poisson De vastes plantations de sisal, entre Tanga et Pangani Ballade dans Bagamoyo retourner