zanzibar 2 S’installer  Vue du large Stone Town ne paraît pas plus grande qu'un mouchoir de poche, mais c'est un labyrinthe de ruelles où l'on est tout étonné de se perdre. On y manque de repères. Il faut y être né pour s'y retrouver. Freddie Mercury y était né. On peut s'installer dans un hôtel, sur une minuscule place, lit à baldaquin et moustiquaire, un ventilateur, et si votre chambre, haut perchée, est orientée vers la mer, une vue sur l'éternité. Prendre un verre sur la terrasse. Vous êtes là où personne ne viendra vous chercher, je vous assure et on vous oubliera vite. Vous n'aimez pas les vacances, vous êtes inquiet de vos affaires, de la solidité des indices boursiers, de l'honnêteté de votre notaire... Ah là là, songez un peu aux armateurs vénitiens qui affrêtaient des navires pour l'Orient. Deux années sans nouvelles, et au bout de ce temps la fortune ou la ruine. Vos boutres sont sur les mers. Une vertu, la patience, a permis la réalisation de grandes choses. Peut-être Zanzibar n'est-elle pas une de ces grandes choses, parce que le trafic auquel s'adonnaient les marchands d'ici n'était pas risqué : l'ivoire et les esclaves n'exigeaient ni audace ni patience. Non, les marchands installés à Zanzibar, les Tippu Tib étaient de vrais businessmen. Ce n'étaient pas des aventuriers, comme pouvaient l'être les marchands de Venise ou de Gène. Donc, vous êtes installé dans votre hôtel. N'adoptez pas le mode tourisrique ; allongé sur des chaises de repos (êtes-vous si fatigué ?), la piscine elle aussi est à prohiber, et le téléphone portable, cela va de soi. Mais allez-vous enfin rencontrer quelques personnages ? Il est malheureux que l'industrie touristique, du comptoir d'hôtel à la boutique, ne développe pas l'esprit. Traquez ce personnage, hors de l'hôtel, hors de la boutique. Il ne cherche pas à s'imposer à vous pour vous guider, non plus... S'il est marin, songez que c'est Sindbad, mais il est de nombreux Zanzibarites qui ne sont jamais de leur vie montés sur une embarcation ou quelque chose y ressemblant. Non plus que dans un avion, bien sûr. Et quand vous l'avez trouvé, cet autochtone, conservez-en le souvenir comme un trésor.  * * * Hébergement. Je ne vais pas m'aventurer à vous dire que ce site (Zanzibar City) est exhaustif sur les palaces côtiers, ceux de Stone Town ou les villas privées. Aussi je vous invite à ouvrir cet autre site  (beach resorts haut de gamme). Ou encore celui-ci, en lien avec l’agence Salama Island Tours. A la mi-juillet, alors que le festival cinématographique bat pourtant son plein, la saison touristique n'a pas vraiment commencé. Sauf sur les plages où des étudiants de l'Europe du Nord se retrouvent, comme dans les années 70 leurs parents se retrouvaient à Ibiza.. A propos, à moins de 60$ la nuit, il ne faut pas s'attendre à ce que votre chambre soit faite chaque jour. Hôtels en ville (classement p. 308 et tarifs p. 323). Avec la difficulté d'ouvrir de nouveaux hôtels dans Stone Town, les établissements existants bénéficient d'une prime et seraient bien bêtes de ne pas relever leurs prix. N'hésitez pas tout de même à demander des rabais. Enfin, aux mois de juillet et août la température est généralement supportable, de sorte que la climatisation ne s'impose pas. Un site vous met en lien avec les membres de l'Association of Tourism Investors (ZATI)  En 2001, j'expérimentais l'Hotel Marine (2ème/3ème catégorie), à la sortie du port, dans une maison vieille d'une centaine d'années. Si le quartier de Malindi est bruyant (sirène des docks, appel matinal du muezzin, circulation), on peut aussi dire, pour positiver, qu'il est vivant. Évitez le restaurant, sinistre et médiocre. L’Hotel Marine est présent sur un site présentant un grand nombre d’établissements, tant en ville que sur les plages. Ensuite je retournais au Garden Lodge (2ème/3ème catégorie), qui m'avait, dans les années 90, séduit par sa simplicité. Les nouvelles chambres à l'étage, et deux chambres du rez de chaussée disposent d'une salle de bains et de toilettes ; pas de climatisation, mais toutes les chambres sont ventilées. Je vous ai déjà parlé de cet hôtel est son emplacement dans un quartier tranquille et aéré, cependant très proche de Stone Town. Pas de restaurant, mais le Spices Rendez-vous n'est qu'à une cinquantaine de mètres (lire plus bas). Une douzaine d'hôtels de 3ème catégorie dans Stone Town. Ainsi, en 2002 je m'arrêtais au Narrow Street Hotel, tél. 2232620, quartier de Kokoni, où j'étais descendu au début des années 90. L'accueil était plus chaleureux au Pyramid Hotel, tél. 2233000, à quelques ruelles de là, avec en plus une terrasse. Attention ! dans cette catégorie d'hôtels et de guest houses il n'y a bien souvent qu'une ou deux chambres équipées d'un climatiseur. Vous trouverez sur ce site la présentation des principaux budget hotels de la ville, au nombre desquels Garden Lodge – 2012, Garden Lodge, chambre double B & B, 4 nuits : 256,000.00/, soit environ 130 euros. Je relis mon guide, toujours à l'affût de changements, de nouveautés. Par exemple, dans une précédente édition de ce site j’avais voué aux gémonies l’hôtel Coco de mer, non loin du fort. J’y suis retourné en 2011. Bien sûr les chambres du rez de chaussée n’ont qu’une seule ouverture... sur le couloir. Mais j’ai obtenu sans difficulté un rabais.  Le ménage des chambres n'est toujours pas fait chaque jour, mais la Direction s’est ouverte. Outre qu’il soit bon marché, cet hôtel est en plein Stone Town. En revanche, évitez son bar au rez-de-chaussée. Avec l'Hotel Shangani, excellemment situé sur Kenyatta Road, j'ai raté tous mes rendez-vous. Le dernier, pour avoir été absorbé au pied des marches par un Anglais quelque peu excentrique qui me raconta sa (longue) vie. Tandis que l’horloge tournait... Par conséquent je ne peux toujours pas vous en dire plus sur cet hôtel controversé. En plein coeur de Stone Town, j'ai révisé en bien mon opinion sur le "cosy" Hurumzi 236 (haut de gamme) et son Tower Top Restaurant – spectacles de musique et de danse, les vendredi, samedi (musique kidumbak) et dimanche (musique taarab). J'ai dîné dans le restaurant qui le jouxtait jadis et avec lequel il communiquait, Kidude Restaurant & Coffe Shop. Les repas étaient assez banals, mais je ne manquais pas le thé avec toasts ou brioches autour de 5 heures. Il m’est arrivé aussi d’y bouloter un tajine. Hélas ce restaurant est aujourd’hui fermé, au profit d’un marchand de livres.  Tout ça c’est du passé ; Green a été pris par le démon de la Librairie. A propos, je vous ai orienté vers un site que je ne regrette pas : on s’y perd d’hôtel en hôtel dans le labyrinthe de Stone Town, et comme j’écris cela en écoutant une émission sur Grothendieck le ravissement est complet ! Aujourd’hui lorsque je veux un cadre agréable pour mes repas je vais au Coffee House – cet hôtel &  bar appartient à une entreprise suisse regroupant une plantation de café et des dépendances  dispersées que je vous invite à découvrir sur ce site et ses appendices  . Ou du côté de Garden Lodge, au Florida Guest House. près de Vuga Road. Princess Salme Inn, n’est pas dans le quartier que je préfère (il est derrière le port) mais il semble  qu’il offreplusieurs niveaux de confort.  Clove Hotel, où je ne suis pas allé, est managé par des Hollandais. Tout le monde vante son  emplacement.  A Shangani, Beyt Al Chai, que je n’ai exploré que sur son site.   Hôtel Karibu Inn (guest-house), bien situé à la frange de Stone Town, près du fort. Je n’y suis pas rentré, mais son emplacement me paraît idéal. Abuso Inn, peut-être contre Old Post (Internet Café ) Ouvrez aussi le plan de Stone Town, sur lequel sont localisés les principaux hôtels haut de gamme. 2012 Dans Stone Town, à mes yeux rien n’égale aujourd’hui Emerson Spice, sur Tharia Street, tel 775 046 395 / 774 483 483. Plus tard, après deux jours à Matembwe, je reviendrai en ville, dans un hôtel que je connais bien, Garden Lodge, dans la partie sud de Stone Town. A l'écart des zones d'extension urbaine, mais dans un secteur plongé dans l'obcurité durant la nuit – cela expose et cela devrait protéger, je dis "devrait" car l'endroit est parcouru de véhicules qui roulent sans se préoccuper des piétons. Cette circulation fait en outre du bruit. Bruyants sont également les touristes qui passent leur dernière nuit à Garden Lodge, où ils rentrent autour de minuit – Mbarouk Garden lodge  Il s'est développé cette dernière décennie un nouveau tourisme à Zanzibar : pour les fêtes de Noël, dit-on, atterissent chaque jour jusqu'à une demi-douzaine d'avions en provenance d'Italie au nouvel aéroport international Karume. Le tourisme, le plus gros employeur de Zanzibar, est appelé à se développer... jusqu'à l'explosion de Zanzibar, peut-être... Les visiteurs font parfois une extnsion “safari” de deux jours et une nuit dans le Selous ou à Saadani. Ya Bwawami Hotel, à Funguni. Mon premier hôtel à Zanzibar, en 1984, me semble-t-il. Aujourd’hui il ne cherche pas à accueillir des touristes européens. Spectacles de danses taarab, dit-on. Et dans un de ces hôtels genre palais retapé, s’expose parfois le naufrage des voyages de noce, après le safari. Une semaine de safari, et des comptes qui se règlent à Zanzibar – ça vient tout naturellement, quand on en a trop sur la patate, quand ça pèse trop, quand la fatigue est un révélateur des forces et faiblesses de chacun... Réservation d’une chambre dans un hostel ou une guest-house. Les Restaurants Les restaurants prolifèrent près des jardins de Forodhani réhabilités. Le Monsoon, tenu par une française, installée de longue date sur l'île et consul honoraire de France. Cuisine swahili, annonce-t- on. J'ai écrit naguère ce que la cuisine swahili devait à la cuisine indienne. On annonce des spectacles taarab au Monsoon. En 2001, Maharaja Restaurant, angle de Vuga et de Kenyatta, cédait la place à un restaurant proposant lui aussi une cuisine indienne raffinée, Le Spices Rendez-vous (tél. 0747 410707) – le chef indien, Atul, vous initiera aussi, si vous le souhaitez, à la cuisine swahili. J’y retournai en 2009 et en 2011, avec le même plaisir. Deux nouveaux restaurants indiens dans Stone Town, en 2012. J'apprécie Tanzanite Inn : à emporter, un poulet Tawa et pommes de terre, 14,000 Tsh. Pratiques, ces box que vous pouvez emporter avec vous et partager... Plus au nord, près de la voute et de Gereza, le nouveau Silk Route. Médiocre, pingre et cher... Le rabatteur déguisé en maharadja piège les passants pour leur dernier repas à Zanzibar, où de toute façon ils ne reviendront jamais. Salle à manger en terrasse, avec vue. Cela tombe bien, puisque c’est exactement ce que cherchent nombre de visiteurs pour leur dernière soirée à Zanzibar. Les “restaurateurs” peuvent donc y servir en toute impunité une cuisine atroce... J'imagine que les heureux propriétaires de ces bâtiments les louent à prix d'or. Voilà comment le tourisme enrichit d'abord les riches zanzibari...Tant que ça durera ! La cuisine italienne s'impose, elle aussi – les pasta font barrage aux fast food. Je vous suggère de laisser tomber Amore Mio, près du front de mer, où l'on vous impose un régime sec. Oui, laissez-le tomber, cet Italien chagrin et faux, allez sur Creek Road (face à Jamhuri Gardens, à deux pas du marché, de la gare routière des dala-dala, de la cathédrale anglicane), allez à La Taverna, à l'est de Stone Town, qui apporte autre chose, autre part que dans l'assiette  parce que l'assiette, à Zanzibar, c'est maussade et on tombe rapide dans la facilité, avec l'abus des épices. La Taverna, donc, café- restaurant italien que j'ai vu naître et s'installer comme point de rencontre  16,000 Tsh le plat principal, copieux, et 3,000 la bouteille d'eau. Un endroit pour respirer, tel. 0776 650301. En 2004, un ami me recommande (Eric Christin, toujours) le bar-restaurant Mercury's, très vivant (en face du "Dispensary"). J’y prendrai deux ou trois repas en 2011. On revenait alors au Mercury’s, lorsqu’on ne voulait pas attendre les plats, lorsqu’on voulait quelque chose de solide, pas trop mauvais dans son assiette, une belle vue sur le port, une terrasse aérée... nous y déjeunons à deux pour 36 000 Tsh. Ce restaurant a été, me semble-t-il, victime de son succès. Il y a toujours du monde, toujours du passage, beaucoup de passage et, dit-on, un frichti acceptable. Mais le restaurant Mercury n'affiche pas les menus, je veux dire leurs prix... Si vous êtes surpris en découvrant la carte à votre table, rien ne vous oblige de rester. En 2012 je décide qu'il est temps de changer de cantine. En 2002, il me fallait infirmer la bonne opinion que j'exprimais naguère dans le guide sur l'ex- Floating Restaurant, aujourd'hui Blues Restaurant – renoncez à y dîner (la carte, crasseuse, parle d'elle-même), mais ça reste potable pour un verre devant le coucher du soleil. A moins que les choses n'aient changé depuis. Sachez que Kenyatta Road est l'artère de la ville où vous trouverez le plus grand nombre de restaurants. Sur Kenyata Road, donc, Loulou Restaurant & Lounge. Loulou est Belge et sa table est bonne – même si elle n’est pas géniale pour votre cholestérol, et si elle est un peu chère. Un bon kebab, au controversé Hotspot Bistro (angle Shangani/Kenyattz) : 7,500 /, soit 3,5 euros. Allez-y, si vous avez un creux. Et il se peut que vous y retournerez. On finira, au sud, par Abyssinian Maritim, cuisine éthiopienne. C’est épicé et bourratif, mais il y a des millions de gens affamés qui prendraient volontiers ma place... Un peu chérot, tout de même... Sur Trip Advisor, un large panel des restaurants de Zanzibar Town en 2016; * * * Informations : procurez-vous sans tarder le magazine Swahili Coast. Abondamment subventioné par les annonceurs, c’est incontestable, et par le premier d’entre eux, Coastal Aviation. Pharmacie : dans Stone Town, allez chez Shamshu & Sons 255 2422232199 Un Gem Centre, sur Kenyata Street. Et les boutiques de mode dans Stone Town, prix raisonnables... "Holy Festival", Eid al Fitr. C'était cette année fin août. Je me suis arrangé pour ne pas être à Zanzibar. Agence de voyages. Indoma / Indian Ocean Magic Tours (Indoma Tours), Kenyatta Vuga Street, Shangani, Zanzibar, tél. 255 777 415465  peut-être insuffisamment à l'écoute de leur client, mais ils fournissent des guides francophones de qualité. D’autres agences ne manquent pas, qui proposent des guides francophones. Les boutiques de Kenyatta Drive mélangent tout –.vêtements, souvenirs, “antiquities”... Vraisemblablement, des opportunités. CiberCafé : Zanzibar Cyber Cafe, sur Changa Bazar St, dans le quartier d'Hurumzi ; Zanzinet, Kenyatta Road ; personellement je vais à la poste de Shangani. J'ai tourné longtemps dans Stone Town pour retrouver le Spice Inn – l'auberge mythique, rachetée par Mr Emerson qui, sans aucun doute en fera l'un de ces palais zanzibari dans lesquels des étrangers engloutissent avec panache et en déployant beaucoup de goût et de raffinement, de petites fortunes – on se doit de récompenser par une consommation, de sacrifier quelques dizaines de dollars.   Hôtel Africa House   La Cunard White Stars dessert Zanzibar dans les années 1920 et 1930. Il n’eût alors pas été très convenable que des gentlemen, ou des gens se croyant tels, placardassent une affiche dans leur club, mais cela paraît hautement exotique pour un milliardaire du Golfe qui restaure le cercle des officiers britanniques contenant les éditions originales d'ouvrages d'explorateurs, comme Emin Pacha. Et cette affiche, cela ne peut être que celle de la Cunard. En principe, vous devriez obtenir une remise de 20 % si vous réservez sans passer par un intermédiaire... P.O Box 3246, Shangani, Stone Town, Zanzibar, Tanzania, tél. 255 747 432340, Fax : 439340. En juillet 2002 déjà, alors que les chambres n'étaient pas encore ouvertes, je pouvais constater que l'esprit de l'ancien cercle des officiers britanniques avait été vaillamment repris par des investisseurs du Golfe. On restaurait la bibliothèque du cercle, dont les rayonnages et surtout les ouvrages avaient été trop longtemps laissés à l'abandon.         Le lit matrimonial du sultan  Accueil site Quatrième de couverture Tanzanie Informations pratiques, aller à Zanzibar... Zanzibar City : hébergement, restaurants Découvertes autour de Zanzibar City, plages, Pemba Economie, Politique, Culture